L'ancien président de la République Michel Sleiman a déclaré hier que lors de son mandat présidentiel, le président syrien Bachar el-Assad et lui-même avaient choisi l'ancien ministre Michel Samaha comme émissaire commun, mais que bien vite celui-ci s'était mué en délégué du président syrien au Liban.
« Le stratège (Michel Samaha) a joué durant un mois le rôle d'émissaire (...), mais j'ai constaté après un moment qu'il tentait de jouer le rôle de représentant de la Syrie au Liban », a dit M. Sleiman dans une interview à la revue Najwa el-Massira. « J'ai découvert qu'il avait ses propres soldats et s'ingérait dans les nominations ministérielles et judiciaires, réclamant la révocation de fonctionnaires au motif qu'ils créaient des conflits avec le président Assad ou parce qu'ils nuisaient aux relations libano-syriennes. »
Sur la décision du tribunal militaire en vertu de laquelle M. Samaha a été libéré sous caution, Michel Sleiman a estimé qu' elle n'était pas « à la hauteur des attentes des Libanais ».
Sur un tout autre plan, M. Sleiman a fait part de son inquiétude quant à une possible partition du Liban au cas où une telle solution se produisait en Syrie. « Lorsque nous entendons que des solutions à la crise syrienne pourraient être trouvées à travers le fédéralisme et la partition, je crains que le Liban ne soit atteint par ce fractionnement et se transforme en mini-États confessionnels » a-t-il déclaré.


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