« Il est du droit des Libanais de demander à Riyad de cesser d’armer les takfiristes », a affirmé cheikh Nabil Qaouk.
Dans une allocution qu'il a prononcée hier lors d'une cérémonie dans le village de Rihane, dans l'Iqlim el-Touffah, le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Qaouk, a estimé qu'il est « du droit des Libanais de demander au régime saoudien de cesser d'armer les bandes takfiristes en Syrie, dans la mesure où les armes saoudiennes aux mains de ces gens représentent une menace stratégique pour tous les Libanais ainsi qu'un danger réel pour la sécurité du pays ». Pour lui, « c'est la politique saoudienne dans son ensemble, dans la région et notamment en Syrie, qui est dangereuse pour le Liban ».
« Veut-on que le Liban devienne un second Irak ou un second Yémen ? » s'est interrogé cheikh Qaouk, avant de souligner que « l'intérêt stratégique du pays réside dans une défaite des groupes takfiristes en Syrie ». Il a considéré que les avancées réalisées sur le terrain par le Hezbollah et les forces du président Bachar el-Assad « ont surpris l'Arabie saoudite et imposé de nouvelles équations qui ne sont pas dans l'intérêt de l'axe que représentent les ennemis de la Syrie ». Selon lui, la guerre dans ce pays approche de sa fin, « une fin qui marquera dans le même temps celle de Daech », acronyme arabe du groupe État islamique.
Abondant dans le même sens, le chef du conseil chérié du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, a plaidé en faveur du dialogue et d'un rapprochement entre les Libanais. « Ces derniers peuvent, seuls, résoudre leurs propres problèmes à travers l'entente et la confiance, et non pas à travers le blocage et l'échange d'accusations », a-t-il dit dans une allocution prononcée lors d'une cérémonie organisée dans le village de Chéhabiyé au Liban-Sud, à la mémoire de deux combattants du Hezbollah tués en Syrie. « Nous ne permettrons pas que le Liban devienne une "ferme" des pays du Golfe, ouverte aux fauteurs de troubles », a-t-il insisté en assurant que son parti « continuera de mener la guerre aux courants takfiristes ».
Après avoir souligné l'impact des troubles régionaux sur la situation politique, économique et de sécuriaire du Liban, le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a accusé le 14 Mars d'avoir misé sur « une guerre régionale pour obtenir une chute du régime syrien et un changement radical dans la région ». M. Hajj Hassan, qui s'exprimait lors d'une cérémonie dans la Békaa, a aussi accusé cette coalition de s'opposer à un règlement interlibanais de la crise politique qui paralyse le pays, lui reprochant de « continuer de miser sur des changements qui ne vont pas se réaliser ». « Ce qui se passe dans la région ne peut pas être considéré comme un printemps arabe parce que son objectif n'est pas d'y instaurer la démocratie, mais de favoriser une redistribution des cartes en fonction des intérêts israélo-américains », a-t-il observé.


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CORRECTION ! MERCI : ".... lors d'1 cérémonie à Ch'hîîîm, dans l'Ikklîm, le Grand Cheïkh Mohammad Älî (Cassius) Joûzôh...."
07 h 40, le 16 février 2016