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Liban - Travaux

La route côtière de Nahr el-Kalb-Dbayé menacée, affirme Zeaïter

L'érosion affecte cet axe depuis 2006, et les travaux de réparation n'ont toujours pas été entamés.

La commission des Travaux réunie sous la présidence du député Kabbani, en présence du ministre Zeaïter. Photo Ani

Tous ceux qui passent par la route côtière qui relie Nahr el-Kalb à Dbayé, parallèle à l'autoroute, savent depuis longtemps qu'elle est touchée par l'érosion. Des dommages qui ont été aggravés par de violentes tempêtes durant l'hiver 2014-2015, et que n'ont pas réparé les travaux escomptés et l'acheminement d'énormes blocs de béton sur le site. Les blocs sont toujours là, empilés sur le côté de la route, alors que l'érosion continue de la ronger.
Les propos tenus hier par le ministre des Travaux publics, Ghazi Zeaïter, à l'Agence nationale d'information (Ani) sont extrêmement alarmistes, mais n'apportent aucune réponse définitive à l'absence de travaux. Le ministre considère la route comme « menacée d'effondrement total ».
« Je crains que la route côtière reliant le nord à Beyrouth ne soit coupée à un moment ou à un autre en raison des tempêtes », dit-il, avant d'avouer : « Il aurait fallu réparer cette route depuis des années, puisque l'érosion y a commencé en 2006. »
M. Zeaïter a affirmé avoir « demandé aux responsables (mais n'est-ce pas aussi le ministère ?), dès le début des effondrements l'année dernière, de réparer cette route rapidement ». « Le ministère des Travaux publics a placé de grands blocs pour protéger au mieux ce qui reste de la route, a-t-il expliqué. Suite à des messages envoyés au Conseil des ministres, la décision de consacrer un budget à ce projet a été prise, et des bureaux de consultants ont été approchés pour mettre au point des études. » Rien ne presse...
Le ministre a précisé que le coût d'un tel projet est de trente milliards de livres. « Certains ont jugé ce budget élevé, d'où la décision de demander une étude complémentaire », a-t-il précisé. Quand deux bureaux d'étude ont avancé la même somme, il a été décidé d'aller de l'avant, selon lui. « Les fonds ont été assurés, a-t-il précisé. Le ministère des Finances a envoyé un message au secrétariat général du Conseil des ministres à cet effet. Si la somme n'est pas transférée au ministère, j'emploierai une partie de notre budget alloué aux routes pour la réhabilitation de cet axe. » Il a ajouté qu'il choisirait bientôt des entrepreneurs qui entameront les travaux au plus tôt, autant que les conditions climatiques le permettront.
M. Zeaïter a participé à la réunion de la commission parlementaire des Travaux publics, des Transports et de l'Énergie, tenue sous la présidence du député Mohammad Kabbani. Plusieurs sujets y ont été discutés, dont celui de l'effondrement de la route de Nahr-el Kalb-Dbayé et d'autres effondrements importants comme celui de la colline de Kfarnabrakh, dans le Chouf. M. Kabbani a dit s'être enquis auprès du ministre de l'état des travaux. Il a annoncé, à l'issue de la réunion, que la revendication de la création d'un département de géologie et d'hydrogéologie au ministère a été faite à l'unanimité. Il a parlé des routes en général, quelque 7 000 kilomètres, dont le coût d'entretien avait été fixé en 1995, dans le cadre d'une étude de la Banque mondiale, à 1,5 milliard de dollars, et qui s'élèverait actuellement à non moins de deux milliards.
Autre sujet de taille : celui du pont de Jal el-Dib, dont la construction se fait toujours attendre malgré une ancienne décision prise par le Conseil des ministres. Il y a eu hier « une discussion franche et claire entre les députés et les ingénieurs » présents à la réunion, a souligné M. Kabbani. « Nous avons pris une résolution en faveur d'une solution logique et réalisable, à un coût minimal, suivant les recommandations du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), et sans dommages pour les habitants de la région », a-t-il conclu.

Tous ceux qui passent par la route côtière qui relie Nahr el-Kalb à Dbayé, parallèle à l'autoroute, savent depuis longtemps qu'elle est touchée par l'érosion. Des dommages qui ont été aggravés par de violentes tempêtes durant l'hiver 2014-2015, et que n'ont pas réparé les travaux escomptés et l'acheminement d'énormes blocs de béton sur le site. Les blocs sont toujours là, empilés sur le côté de la route, alors que l'érosion continue de la ronger.Les propos tenus hier par le ministre des Travaux publics, Ghazi Zeaïter, à l'Agence nationale d'information (Ani) sont extrêmement alarmistes, mais n'apportent aucune réponse définitive à l'absence de travaux. Le ministre considère la route comme « menacée d'effondrement total ».« Je crains que la route côtière reliant le nord à Beyrouth ne soit coupée à...
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