L’ambassadeur de France, hier, en compagnie du mufti Malek el-Chaar. Photo Ani
Pour sa première sortie à Tripoli, l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, entouré de ses adjoints, a préféré mettre l'accent sur les points positifs et plutôt agréables...
« Le Liban est plus grand que sa superficie, il est très important et constitue pour la France une priorité », a-t-il affirmé, après sa rencontre avec le mohafez du Liban-Nord, Ramzi Nohra, au sérail de Tripoli.
Avec l'ancien chef de gouvernement, Nagib Mikati, M. Bonne a effectué un large tour d'horizon politique, économique et culturel. « Tripoli et le Nord restent parmi les régions francophones les plus importantes du Liban », a relevé M. Mikati au cours de l'entretien.
De son côté, le diplomate a affirmé que les problèmes politiques et le fait que le Conseil des ministres ne se réunit pas « ont contribué à la suspension de plusieurs projets que l'agence française pour le développement devait réaliser au Liban dans différents secteurs, en particulier dans la construction d'écoles. Un prêt de 46 millions d'euros pour la construction d'un réseau scolaire dans différentes régions est en ce moment gelé, faute d'être approuvé en Conseil des ministres », a-t-il précisé.
M. Bonne a également examiné avec M. Mikati la situation des réfugiés syriens au Liban et la meilleure manière de les aider, « tout en soulageant le Liban des charges trop lourdes pour lui », en matière d'infrastructure et de services humanitaires et sociaux.
Par ailleurs, l'ambassadeur de France a rendu visite au mufti Malek el-Chaar à son domicile, où l'attendaient également les évêques maronite et grec-catholique de la ville, Georges Aboujaoudé et Édouard Daher, ainsi que le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Tripoli, Toufic Dabboussi. Le mufti de Tripoli a saisi l'occasion pour condamner « la grande folie de la terreur daechiste » ainsi que la décision de remise en liberté de Michel Samaha.
M. Bonne devait achever sa tournée tripolitaine par une visite au président de la municipalité de Tripoli, Amer Tayyeb Rafeï.


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