Le coordinateur de l'opposition syrienne a déploré mardi un "net recul américain" sur l'ordre du jour des négociations de paix qui doivent reprendre à Genève le 25 janvier et a prévenu que l'"histoire ne pardonnera " pas à Barack Obama.
"Malheureusement il y a un recul très net et en particulier des Etat-Unis en ce qui concerne l'ordre du jour des négociations", a dit Riad Hijab devant l'association de la presse diplomatique française à Paris. "Ils veulent la création d'un gouvernement où le régime nous laisserait quelques ministères, ministères qui seraient donnés à l'opposition."
"C'est ce recul qui a permis l'adoption de la résolution 2254 qui comporte beaucoup de failles et dans laquelle il y a beaucoup d’ambigüités (...) Les Américains et les Russes n'ont pas cité (le président syrien Bachar el-NDLR) Assad, n'ont pas parlé de son départ du tout. C'est un recul très net".
Concernant la participation de l'opposition à ces négociations qui doivent tenter de mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 260.000 morts, il a fait état d'un choix cornélien.
"Si nous n'allons pas aux négociations, ils vont dire que nous ne respectons pas les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu", a dit Riad Hijab, dont les propos ont été traduits en français par une interprète.
Dans le même temps, "nous sommes conscients que ces négociations ne vont pas réussir parce qu'elles n'ont pas été bien préparées. Si nous allons aux négociations et que ces négociations échouent, ce serait une catastrophe pour la société civile", a-t-il dit. "Ça signifiera la fin de l'opposition modérée, l'extension l'extrémisme et l'augmentation du nombre de réfugiés" en particulier en Europe.
"Malheureusement il y a un recul très net et en particulier des Etat-Unis en ce qui concerne l'ordre du jour des négociations", a dit Riad Hijab devant l'association de la presse diplomatique française à Paris. "Ils veulent la création d'un gouvernement où le régime nous laisserait quelques ministères, ministères qui seraient donnés à l'opposition."
"C'est ce recul qui a permis l'adoption de la résolution 2254 qui comporte beaucoup de failles et dans laquelle il y a beaucoup d’ambigüités (...) Les Américains et les Russes n'ont pas cité (le président syrien Bachar el-NDLR)...

