Michel Sleiman, hier, en compagnie du roi Salmane d’Arabie. Photo Dalati et Nohra
« À l'heure où la Syrie recherche sans relâche une solution similaire à celle de Taëf, certains au Liban s'attellent à détruire cet accord. » Tels sont les termes utilisés par Michel Sleiman sur son compte Twitter, quelques heures avant son entretien avec le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdel Aziz, à Riyad.
Avec le souverain saoudien, Michel Sleiman a souligné le rôle incontournable du royaume dans la lutte contre le terrorisme et les efforts que celui-ci déploie « afin d'en assécher les sources ». Il a également remercié Riyad pour son appui constant aux institutions et aux forces de sécurité, notamment à l'armée « qui détient une expérience de premier plan dans la lutte contre le terrorisme ».
M. Sleiman a par ailleurs soutenu que « la politique du dialogue, d'apaisement et de non-ingérence dans les affaires des États tiers est la meilleure stratégie pour instaurer une paix durable entre les pays et les différentes sociétés, les conflits armés n'engendrant que destructions ». Il a dans ce cadre condamné l'attaque dont a fait l'objet l'ambassade saoudienne à Téhéran après l'exécution le 2 janvier en Arabie saoudite du dignitaire chiite Nimr el-Nimr, figure de l'opposition politique condamné pour « terrorisme ».
L'ancien président a de plus remercié le royaume de veiller constamment à préserver la neutralité du Liban en l'éloignant des conflits régionaux et en soutenant la déclaration de Baabda. Cette déclaration, a rappelé M. Sleiman, appuie l'accord de Taëf.
De son côté, le souverain saoudien a souhaité la bienvenue en Arabie saoudite à l'ancien président de la République et a abordé avec lui les différents dossiers régionaux.
Il convient de noter qu'en soirée, M. Sleiman s'est réuni avec le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri qui se trouve également en Arabie saoudite, et ce après une série d'entretiens avec de hauts responsables saoudiens. Les deux hommes ont « mis l'accent sur les dangers du vide présidentiel et la nécessité de mettre fin à cette situation anormale en élisant un nouveau président au plus vite », selon le bureau de presse de M. Hariri. L'ancien chef de gouvernement a tenu son hôte au courant des contacts qu'il mène et des efforts qu'il déploie pour mettre fin à la vacance à la tête de l'État, ajoute le communiqué. L'entretien a également porté sur « les derniers développements régionaux, notamment sur le soutien arabe face aux ingérences étrangères et aux projets de discorde dont fait actuellement l'objet le monde arabe », conclut le communiqué. Aujourd'hui, l'ancien chef d'État ira à la rencontre des expatriés libanais.


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