Le skieur suisse Niels Hintermann participant hier aux entraînements de la descente de Santa Caterina di Valfurva, en Italie. Olivier Morin/AFP
Le skieur norvégien Aksel Lund Svindal, vainqueur des trois premières descentes de la saison, se retrouve sur un terrain moins adapté à ses caractéristiques de vitesse et de glisse aujourd'hui à Santa Caterina di Valfurva, dans le nord de l'Italie. À défaut d'un carré d'as historique, le costaud d'Oslo devrait pour le moins reprendre la main au classement général de la Coupe du monde de ski alpin. Svindal compte en effet seulement 21 points de retard sur l'Autrichien Marcel Hirscher, qui est rétif à la vitesse.
Blessé toute la saison dernière, Svindal n'avait pu découvrir il y a un an la piste dédiée à l'ex-championne Deborah Compagnoni. Santa Caterina avait pris la suite de sa voisine lombarde de Bormio, une référence de la Coupe du monde de descente pendant 20 ans. Lors du second entraînement hier, Svindal a été à la peine, loin de l'Italien Christof Innerhofer et de l'Autrichien Hannes Reichelt. Ces deux-là, mais aussi le Français Adrien Théaux (3e de la séance chronométrée), sont des techniciens, dont les pieds savent jouer avec les vaguelettes du relief.
Pour beaucoup d'autres, la piste Deborah Compagnoni, avec ses lançoirs et ses virages, est plutôt un cauchemar. « C'est une piste à l'ombre, avec beaucoup de mouvements de terrain, pas facile à dompter », explique le skieur français Guillermo Fayed, dauphin de Svindal au bas de la descente de Val Gardena (Italie), le 19 décembre. « On se fait chahuter tout le temps, c'est un vrai combat physique et mental qu'il faut accepter. On se croirait sur un ring de boxe », explique le skieur de Chamonix. Adepte de la préparation estivale au bord de la mer Méditerranée, en Catalogne d'où est originaire son père, Fayed avait franchi un palier la saison dernière, passant de la 25e à la 3e place mondiale.
(Source : AFP)


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