Ibrahim Amine el-Sayyed a dénoncé « un scandale et une mascarade ».
Les dirigeants du Hezbollah se sont élevés avec une violence particulière, ponctuée de menaces, durant le week-end contre le projet de coalition islamique, annoncé la semaine dernière par l'Arabie saoudite pour combattre le terrorisme. Plusieurs députés, ministres et cadres de cette formation ont dénoncé un projet « douteux et ambigu», au moment où d'autres officiels, à l'instar de l'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, et du député Kazem Kheir (courant du Futur) se félicitait de cette initiative. Il est intéressant de relever à ce propos que la levée de boucliers du Hezbollah est intervenue alors que le chef du gouvernement, Tammam Salam, avait annoncé que le Liban fera partie de cette coalition. Le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, doit lui aussi se prononcer sur la question aujourd'hui, au cours d'un discours télévisé. Le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Mohammad Fneich, a ainsi assuré hier que le Liban « n'a pas encore décidé de rejoindre la coalition islamique » qu'il a désignée comme étant « suspecte » dans la mesure où « ni ses objectifs ni sa stratégie ne sont fixés ». Ce que le Hezbollah craint essentiellement, c'est son objectif et c'est ce qui a transparu dans l'ensemble des déclarations faites à ce sujet: « On ignore qui l'Arabie saoudite considère comme étant terroriste », a affirmé M. Fneich avant de lancer, catégorique : « Le Liban ne fera pas partie de cette coalition. » Il a ensuite reproché à Riyad d'avoir lui-même annoncé l'adhésion de Beyrouth à son projet « sans même le consulter ». « C'est une preuve, a-t-il dit, d'un manque de respect des règles élémentaires sur lesquelles les relations bilatérales reposent », a-t-il dit, avant de « conseiller à ceux qui souhaitent combattre le terrorisme de ne plus le soutenir » financièrement. « Une mascarade aux intentions criminelles » Dans le même ordre d'idées, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a rejeté la participation du Liban à la coalition arabe qu'il a également qualifiée de « suspecte », en insistant sur le fait qu'elle pourrait « menacer l'unité et la stabilité du pays ». Il s'est dit étonné des objectifs qu'elle s'est fixés : « Quel terrorisme veulent-ils combattre? Les groupes terroristes qu'ils évoquent sont soutenus par la majorité des pays du Golfe et par certaines parties politiques au Liban », a-t-il accusé lors d'un meeting oratoire à Zefta. Se faisant menaçant, il a averti les auteurs de la coalition qu'ils doivent « prendre garde à la colère du Hezbollah, si jamais ils vont considérer que la Résistance est un groupe terroriste et former une coalition contre elle». « Ceux qui sont impliqués avec le terrorisme n'ont pas le droit d'accuser les autres de terrorisme », a martelé M. Raad, qui a vivement reproché à plusieurs pays du Golfe d'avoir cité le Hezbollah et Amal parmi la liste d'organisations terroristes qu'ils auraient adressée aux États-Unis. Le député Ali Fayad a relevé à son tour qu'il appartient au Conseil des ministres de se prononcer au sujet d'une adhésion éventuelle du Liban à la coalition islamique contre le terrorisme, avant de s'interroger, à l'instar de Mohammad Raad, sur le point de savoir comment celle-ci envisage de « lutter contre les groupes takfiristes alors que ces derniers sont soutenus par des pays membres de cette même coalition ». Pour Ibrahim Amine el-Sayyed, président du conseil politique du Hezbollah, le projet de coalition « est un scandale parce que plusieurs États annoncés comme étant partenaires n'en étaient pas au courant et n'avaient pas été consultés au préalable ». Le responsable chiite est tombé à bras raccourcis sur l'Arabie saoudite, l'accusant d'avoir « monté cette mascarade à ce moment précis, parce que les négociations politiques autour du Yémen viennent de commencer en Suisse, pour donner l'impression qu'elle a enregistré des victoires tonitruantes dans ce pays et qu'elle envisage de les poursuivre ailleurs ». Selon lui, « l'annonce de la coalition est une mascarade qui cache cependant des intentions agressives et criminelles ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
LA COALITION DE 34 PAYS ISLAMIQUES CONTRE LES ORGANISATIONS TERRORISTES ISLAMISTES FANATIQUES DE TOUS BORDS EST UNE BONNE NOUVELLE POUR LES CHRÉTIENS LIBANAIS... ET TOUS LES CHRÉTIENS DU M.O. ET AUTRES MINORITÉS. SEULS LES MAJORITÉS DES PEUPLES ONT LE DROIT DE S'Y PRONONCER... ET SURTOUT LES MINORITÉS MENACÉES PAR CES DIVERSES ORGANISATIONS TERRORISTES... ET PERSONNE D'AUTRE...
19 h 52, le 21 décembre 2015