Michel Sleiman, présidant hier son bloc ministériel à Yarzé. Photo Dalati et Nohra
L'ancien président de la République Michel Sleiman a estimé hier que « le renvoi de l'élection présidentielle à l'an prochain n'était pas de bon augure », mettant en garde contre « le danger de la vacance présidentielle sur le pacte national et la IIe République ».
M. Sleiman, qui a présidé hier une réunion de son bloc ministériel, a par ailleurs salué « la création de la coalition islamique contre Daech et ses semblables », mettant l'accent sur l'importance de cet acte « qui contribuera sérieusement à assécher les sources du terrorisme et à les exterminer », et soulignant le fait que « nous avions demandé cela des dizaines de fois ».
« Le Liban a été le premier pays à découvrir le terrorisme et prendre à sa charge le fait de combattre et de triompher de ce dernier, avec le soutien direct de certains pays amis », a ajouté l'ancien chef d'État à l'issue d'une réunion avec le député du bloc du Futur, Ziad Kadri. Il a déploré, dans ce cadre, le nouvel échec de la Chambre à élire un président, ce dernier étant chargé de mener les négociations pour conclure les accords et traités internationaux, conformément à l'article 52 de la Constitution, « ce qui évite au pays beaucoup de divisions ».
De son côté, le ministre de la Défense Samir Mokbel a rappelé à l'issue de la réunion du bloc ministériel qu'une coordination devrait exister, en principe, entre le président et le Premier ministre conformément à l'article 52, et que toute la problématique actuelle autour de cette question est liée à la vacance présidentielle. « Il est tout naturel de saluer cette coalition contre Daech et le terrorisme, et le Premier ministre n'a pas eu tort de le faire. C'est son droit, même si le mot de la fin appartient au Conseil des ministres », a-t-il indiqué.
Concernant le dossier des déchets, M. Mokbel a estimé que la seule solution temporaire était l'exportation, « même si cela coûte plus », compte tenu du refus de toutes les parties et régions au plan intérieur d'accueillir des décharges. « Nous sommes contraints d'exporter, sinon les ordures vont nous dévorer », a-t-il noté.
Il convient de noter que M. Sleiman a par ailleurs reçu le patriarche arménien-catholique, Krikor Bedros XX, ainsi que l'écrivain Fayez Azzi.


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10 h 28, le 17 décembre 2015