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Liban - Les Archives Racontent...

Arrestation de Ghassan Tuéni : la presse accuse l’État d’abus de pouvoir

Dans « L'Orient » du 7 décembre 1973

Selon toute probabilité, le directeur du Nahar, M. Ghassan Tuéni, et son collaborateur, M. Wafic Ramadan, devront effectuer un séjour relativement prolongé aux Sablons, où ils sont détenus depuis mercredi. En effet, ce n'est pas avant une semaine que paraîtra l'acte d'accusation dans lequel le juge d'instruction, M. Élias Assaf, tranchera la question de compétence et se prononcera sur le bien-fondé de l'accusation d'atteinte à la sûreté de l'État lancée par le procureur militaire, M. Assaad Germanos, à la demande du commandement de l'armée. La seconde journée de réclusion forcée des deux journalistes a par ailleurs été marquée – dans le cadre du mouvement de protestations que leur arrestation a déclenché – par l'attitude ferme du syndicat de la presse. Réuni en assemblée générale, cet organisme a décidé de passer à la contre-attaque en intentant un procès à l'État pour abus de pouvoir, si tant est qu'une telle action est juridiquement possible.

Selon toute probabilité, le directeur du Nahar, M. Ghassan Tuéni, et son collaborateur, M. Wafic Ramadan, devront effectuer un séjour relativement prolongé aux Sablons, où ils sont détenus depuis mercredi. En effet, ce n'est pas avant une semaine que paraîtra l'acte d'accusation dans lequel le juge d'instruction, M. Élias Assaf, tranchera la question de compétence et se prononcera sur le bien-fondé de l'accusation d'atteinte à la sûreté de l'État lancée par le procureur militaire, M. Assaad Germanos, à la demande du commandement de l'armée. La seconde journée de réclusion forcée des deux journalistes a par ailleurs été marquée – dans le cadre du mouvement de protestations que leur arrestation a déclenché – par l'attitude ferme du syndicat de la presse. Réuni en assemblée générale, cet organisme a décidé...
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