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Lifestyle - Concert/Duel

Plutôt rock industriel anglais ou contestataire syrien ?

Jay Wud et Tanjaret Daghet investissent ce soir, à 22 heures, la scène du Métro al-Madina. Itinéraire et comparatif.

Jay Wud. Photo Drew Newman

D'où viennent-ils ?
- Après avoir chauffé à blanc la foule de l'Arena d'Abu Dhabi, où il a ouvert pour le groupe culte Mötley Crue, le quatuor rock Jay Wud – du nom du leader – pourrait se sentir à l'étroit au Métro al-Madina ce soir. Mais cela sera aussi l'occasion d'un retour aux sources pour le chanteur-compositeur libanais, désormais installé à Dubaï, connu pour ses embardées épiques de guitare et l'énergie qu'il dépense sur scène.
- Formé en 2008, le groupe Tanjaret Daghet a fui la Syrie en octobre 2011 pour se réfugier à Beyrouth. Le trio, qui réunit le chanteur et bassiste Khaled Omran, le batteur Dani Shukri et le claviériste Tarek Khoulouki, a récemment enregistré son premier album, 180 Degrees. Ils ont pu travailler sans être harcelés par la répression et la censure qui frappent les groupes de rock en Syrie, mais l'album a été le fruit de souffrances autant que d'espérances.

Qui les inspire ?
- Après deux albums autoproduits, New Blood en 2010 et False Utopia en 2012, Jay Wud souhaite franchir l'étape suivante et travailler à nouveau avec le respecté Howard Benson. L'Américain a produit quatre chansons du groupe en janvier 2015, dont le single Low qui a atteint les sommets des charts des plateformes de téléchargements. Les musiciens rêvent donc de produire un album complet avec celui qui a collaboré dans le passé avec Motorhead, My Chemical Romance, ou encore Chris Cornell (Soundgarden, Audioslave).
- Influencé par le psychédélisme de Pink Floyd, la rage de Nirvana et des riffs qui rappellent The Police, le groupe syrien Tanjaret Daghet tente de transcender les luttes mondiales avec un punk chanté en arabe qui rafraîchit les idées. Les paroles sont autant poétiques que politiques et sont tirées d'histoires vécues. Leur nom signifie « cocotte-minute », un clin d'œil à la jeunesse du monde entier qui fait face à un ascenseur social en panne et à un sentiment de pression continue.

Quels futurs ?
- Les musiciens de Jay Wud tentent de réunir 30 000 dollars pour financer les frais de studio, de l'enregistrement et du marketing, et finaliser leur nouvel album au début de l'année 2016. Un pack album/concert est donc proposé ce soir dans le cadre de leur campagne de financement participatif. Le groupe promet de jouer à cette occasion plusieurs chansons inédites.
- Proches du musicien libanais Zeid Hamdan depuis leur projet Zeid & the Wings (2010), les musiciens de Tanjaret Daghet alignent des concerts à ses côtés. Ce mois-ci, ils ont conquis ensemble les spectateurs de Radio Beirut comme ceux de l'Institut français de Beyrouth. Preuve que leurs musiques parlent à tous.

* Jay Wud et Tanjaret Daghet, en concert ce soir, à 22 heures, au Métro al-Madina, Hamra, Beyrouth. Entrée : 25 dollars, avec une boisson offerte et le futur album de Jay W si achat sur https://www.indiegogo.com/projects/jay-wud-s-new-album#/

D'où viennent-ils ?- Après avoir chauffé à blanc la foule de l'Arena d'Abu Dhabi, où il a ouvert pour le groupe culte Mötley Crue, le quatuor rock Jay Wud – du nom du leader – pourrait se sentir à l'étroit au Métro al-Madina ce soir. Mais cela sera aussi l'occasion d'un retour aux sources pour le chanteur-compositeur libanais, désormais installé à Dubaï, connu pour ses embardées épiques de guitare et l'énergie qu'il dépense sur scène.- Formé en 2008, le groupe Tanjaret Daghet a fui la Syrie en octobre 2011 pour se réfugier à Beyrouth. Le trio, qui réunit le chanteur et bassiste Khaled Omran, le batteur Dani Shukri et le claviériste Tarek Khoulouki, a récemment enregistré son premier album, 180 Degrees. Ils ont pu travailler sans être harcelés par la répression et la censure qui frappent les groupes de rock...
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