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Sport - Basket-Ball - Championnat Nba

Golden State seule sur sa planète

Les Warriors ont signé leur 16e victoire d'affilée en autant de matches, devenant ainsi l'unique équipe de l'histoire à réussir un début de saison aussi fulgurant.

Stephen Curry toujours plus haut. Le meneur (ballon en main) a porté Golden State vers une 16e victoire consécutive depuis le début de la saison, ce qu’aucune équipe n’avait réussi depuis la création du championnat NBA en 1946. Thearon W. Henderson/Getty Images/AFP

Grâce à son seizième succès consécutif mardi dans la nuit, face aux LA Lakers, Golden State est définitivement entré dans l'histoire : jamais aucune équipe n'avait réussi un tel début de saison depuis la création du championnat NBA en 1946.
Kobe Bryant pensait avoir tout vu et tout vécu, mais le quintuple champion NBA a été humilié comme rarement dans sa carrière par Golden State et son virevoltant Stephen Curry. Bryant, qui dispute sans doute à 37 ans sa dernière saison, n'a marqué que quatre petits points avec un piteux 1 sur 14 au tir, quand Curry, MVP (meilleur joueur) de la saison 2014-2015, a fini la rencontre avec 24 points (10 sur 21 au tir) et neuf passes décisives !
Sans surprise, les Lakers, avec seulement deux victoires à leur actif et deux saisons calamiteuses derrière eux, n'ont pas pesé lourd : l'affaire était déjà entendue avant même la fin du premier quart-temps. Les Warriors ont fini la première période avec 19 points d'avance (30-11), une avance qu'ils ont doublée (38 points, 97-59) avant de gérer et de faire souffler Curry et Klay Thompson dans le 4e quart-temps. Grâce à ce succès, les Warriors ont dépassé les Washington Capitols (saison 1948-1949) et les Houston Rockets (saison 1993-1994) avec qui ils partageaient, depuis dimanche, le meilleur bilan pour un début de saison avec quinze victoires de rang.
« Cette série montre que, malgré notre titre (champions NBA 2014-2015), nous ne sommes pas tombés dans la facilité, on essaie encore de s'améliorer, on est sur la bonne voie », a insisté Curry, meilleur marqueur de la NBA avec une moyenne affolante de 31,2 points par match. Le champion en titre n'a certes pas encore croisé la route de Cleveland, son adversaire malheureux de la finale 2015, de San Antonio, son dauphin dans la conférence Ouest, ou encore de Kevin Durant et Russell Westbrook, le duo magique d'Oklahoma City. Mais sa série n'en reste pas moins impressionnante.

Les nouveaux Bulls ?
Les Warriors ont déjà écœuré les Houston Rockets de James Harden, se sont joués à deux reprises des Clippers de Chris Paul et de Blake Griffin, ont maîtrisé les imprévisibles Chicago Bulls et se sont imposés à Memphis. Plus impressionnant encore, la franchise d'Oakland domine ses adversaires comme rarement une équipe l'a fait auparavant : l'amplitude moyenne de ses seize victoires est de 15,6 points et il faut remonter à 1996-1997 pour trouver une équipe encore plus impériale. Il s'agit, avec 16,5 points d'avance par victoire, des Chicago Bulls de Michael Jordan à qui Curry et ses coéquipiers sont désormais sans cesse comparés. Golden State pourrait même faire tomber un record détenu par les Bulls : celui de la meilleure saison régulière jamais réalisée, en 1995-1996, avec 72 victoires en 82 matches.
« Ce qui m'impressionne le plus, c'est le haut niveau de leur basket sur une si longue durée. L'autre chose, c'est qu'ils n'ont jamais de blessés. C'est peut-être l'équipe la plus en forme de l'histoire », admirait, avant même la démonstration contre les Lakers, LeBron James (Cleveland), dont les retrouvailles avec les Warriors, après la finale perdue de juin dernier, sont programmées le 25 décembre.
Golden State sera-t-il encore invaincu dans un mois ? Rien n'est impossible pour cette équipe qui dispose du meneur le plus talentueux de la NBA et, aussi, d'une profondeur de banc sans pareil. Mais le calendrier des Warriors s'annonce d'ici là compliqué avec un déplacement périlleux à Phoenix dès demain, puis une éreintante série de sept matchs à l'extérieur en treize jours, du 30 novembre au 12 décembre, avec des étapes pièges à Utah, Toronto ou Indiana. Golden State, toujours privé de son entraîneur Steve Kerr, convalescent après deux opérations au dos qui se sont mal déroulées l'été dernier, a beau frapper les esprits et faire figure de grand favori pour le titre 2016, il est encore loin des Lakers de Wilt Chamberlain : en 1971-1972, ils avaient réussi, en cours de saison, une série extraordinaire de 33 victoires consécutives...
(Source : AFP)

Bryant voit les Warriors réussir une série record

Kobe Bryant voit bien Golden State battre le record de 33 succès consécutifs établis en 1971-1972 par les Lakers. « C'est clair, ils peuvent le faire, car ils sont bons », a-t-il déclaré, en référence à la plus longue série de victoires jamais réalisée, en cours de saison, par les Lakers de Wilt Chamberlain il y a plus de 40 ans. « Les dirigeants de Golden State ont réussi à assembler une équipe de joueurs extrêmement intelligents et polyvalents, des très bons shooteurs, je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas améliorer ce record », a ajouté Bryant.

Les résultats

Atlanta-Boston 121-97
Golden State-LA Lakers 111-77
Portland-Chicago 88-93
Denver-LA Clippers 94-111
Memphis-Dallas 110-96
Washington-Indiana 106-123

Grâce à son seizième succès consécutif mardi dans la nuit, face aux LA Lakers, Golden State est définitivement entré dans l'histoire : jamais aucune équipe n'avait réussi un tel début de saison depuis la création du championnat NBA en 1946.Kobe Bryant pensait avoir tout vu et tout vécu, mais le quintuple champion NBA a été humilié comme rarement dans sa carrière par Golden State et son virevoltant Stephen Curry. Bryant, qui dispute sans doute à 37 ans sa dernière saison, n'a marqué que quatre petits points avec un piteux 1 sur 14 au tir, quand Curry, MVP (meilleur joueur) de la saison 2014-2015, a fini la rencontre avec 24 points (10 sur 21 au tir) et neuf passes décisives !Sans surprise, les Lakers, avec seulement deux victoires à leur actif et deux saisons calamiteuses derrière eux, n'ont pas pesé lourd :...
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