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Sport - Football - Scandale Mondial 2006

Le « Kaiser » Franz Beckenbauer en première ligne

L'Allemagne attend les explications de son « Kaiser » : au lendemain de la démission du président de la Fédération allemande de football Wolfgang Niersbach, la légende Franz Beckenbauer est en première
ligne du scandale supposé autour de l'obtention du Mondial 2006 dont il était le patron.

Beckenbauer en compagnie de Blatter avant le tirage au sort des groupes du Mondial 2006, qui s’est déroulé à Leipzig le 9 décembre 2005… Les deux risquent de se retrouver maintenant en prison. François-Xavier Marit/AFP

Wolfgang Niersbach, le désormais ancien patron du foot allemand, a fait un commentaire lourd de sous-entendus en exprimant son « amertume » de découvrir « onze ans après que manifestement des choses se sont passées » lors de l'attribution de la Coupe du monde. Le « Kaiser », ancien président du Comité d'organisation du mondial 2006, est l'un des rares à pouvoir apporter des explications. Et pour Rainer Koch, l'un des deux vice-présidents avec Reinhard Rauball chargés d'assurer l'intérim à la tête de la Fédération allemande de football (DFB), Beckenbauer doit sortir de son silence pour éclairer toutes les zones d'ombre, sans « se limiter à la question des 6,7 millions d'euros » du versement controversé de la DFB à la Fifa par l'intermédiaire de l'ex-patron d'Adidas Robert Louis-Dreyfus.

Beckenbauer nie tout versement d'argent
Depuis l'article du Spiegel qui a révélé le scandale à la mi-octobre, Beckenbauer, champion du monde en 1974 comme joueur puis en 1990 comme sélectionneur, ne s'est exprimé qu'à travers deux communiqués laconiques. Le premier pour nier les soupçons de pots-de-vin : « Je n'ai versé de l'argent à personne pour obtenir des voix dans l'attribution de la Coupe du monde 2006 à l'Allemagne, a-t-il écrit, sûr qu'aucun membre du Comité de candidature n'a fait une telle chose. » Le second pour admettre qu'il n'aurait pas dû accepter le versement à la Fifa, supposé selon la DFB servir de garantie pour l'obtention d'une subvention très importante de la Fédération internationale pour l'organisation du Mondial 2006 : « Une erreur », a-t-il concédé.
Depuis, le « pape » du foot allemand est aux abonnés absents, retranché dans son domaine de Salzbourg, lui qui est d'ordinaire omniprésent dans les journaux et sur les plateaux notamment sur la chaîne Sky où il était le consultant pour la Bundesliga, la Ligue des champions et l'équipe nationale.
C'est que l'étau semble se resserrer autour de l'icône à l'image écornée, qui est aussi visé par une procédure ouverte par la commission d'éthique de la Fifa.
Selon les quotidiens Süddeutsche Zeitung et Bild parus hier, le nom de Beckenbauer apparaîtrait sur un projet de contrat, établi quelques jours seulement avant la désignation de l'Allemagne le 6 juillet 2000, prévoyant des avantages considérables à une fédération nationale ou une confédération régionale de football. Selon le Süddeutsche Zeitung, le partenaire contractuel envisagé à l'époque était Jack Warner, l'ancien président de la Concacaf et vice-président de la Fifa, suspendu à vie pour corruption depuis le 29 septembre.
(Source : AFP)

Wolfgang Niersbach, le désormais ancien patron du foot allemand, a fait un commentaire lourd de sous-entendus en exprimant son « amertume » de découvrir « onze ans après que manifestement des choses se sont passées » lors de l'attribution de la Coupe du monde. Le « Kaiser », ancien président du Comité d'organisation du mondial 2006, est l'un des rares à pouvoir apporter des explications. Et pour Rainer Koch, l'un des deux vice-présidents avec Reinhard Rauball chargés d'assurer l'intérim à la tête de la Fédération allemande de football (DFB), Beckenbauer doit sortir de son silence pour éclairer toutes les zones d'ombre, sans « se limiter à la question des 6,7 millions d'euros » du versement controversé de la DFB à la Fifa par l'intermédiaire de l'ex-patron d'Adidas Robert Louis-Dreyfus.
Beckenbauer nie...
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