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Auto - Feux Toujours Verts

Prenez le volant, Monsieur XTY-35DS

Relents de guerre froide technologique avec une course vers le futur : le véhicule autonome.

C'est le dernier cri chez tous les constructeurs automobiles, complémentaire à l'électrification de leurs moteurs : le véhicule autonome. Accueillie par deux réponses extrêmes, cette nouvelle technologie est au cœur d'un débat avec plus de profondeur que l'Atlantique et assez de couches pour approvisionner Nadya Suleman (qui a donné naissance à des octuplés en 2009).
Les géants de l'industrie ont déjà enfoncé leurs crocs dans la chair de l'autonomie véhiculaire. C'est une guerre froide technologique avec une course vers le futur. Mercedes, Audi et BMW, ainsi que d'autres gros parieurs comme Google et Apple proclament avoir franchi de grands pas afin de craquer le code qui va valoir plusieurs milliards. Dernièrement, au Salon de Tokyo, le Libanais Carlos Ghosn a dévoilé la tentative de Nissan. L'IDS est un objet beau et fascinant. Il compte beaucoup pour l'instant sur cet aspect, avec un volant futuriste rétractable et une commande de bord communicante avec les passagers et les piétons (https://www.youtube.com/watch ? v=h-TLo86K7Ck).
De l'autre côté de l'Atlantique, il y a un jeune prodige. Bien que loin d'être le premier électrique, Tesla a sûrement lancé la tendance et a bougé ses concurrents. Il s'aventure aussi dans l'autonomie de ses Model S. Malheureusement, la pratique contredit la théorie. Les derniers tests sur les routes de Californie ont prouvé le manque de fiabilité de ce système. C'est la même histoire pour les tests Mercedes et BMW : sur un circuit prédéterminé, les capteurs marchent à la perfection, ridiculisant même les champions de formule 1, mais confrontés à la réalité des infrastructures les plus stables, elles deviennent aussi utiles qu'une allumette humide. Imaginez un peu ce qui adviendrait d'eux dans le chaos routier du Liban.
Mais revenons à l'idée même de la voiture du futur qui rend l'intervention humaine inutile, voire absurde.
En éliminant cet aspect de la conduite, on supprime tous les accidents dus à l'erreur humaine, ou plus de 80 % des cas. Les robots épargnent aussi tout semblant de distraction, intoxication et limitation d'âge, pour nos juniors ainsi que nos seniors. Au fil du temps, les véhicules personnels seront tellement sécurisés que la vitesse maximale pourra être repoussée, peut-être ôtée complètement, les lignes d'autoroutes seront plus étroites et l'espace entre deux véhicules se suivant plus petit.
Le monde utopique de demain ne va pas survenir sans changements majeurs, et qui dit changements, dit sacrifices. Avec cette technologie, c'est ou tout ou rien ; une fois qu'elle sera validée, le parc automobile devra raser les voitures non autonomes pour promouvoir une infrastructure correcte. Les débats montrent plus de désavantages que d'avantages. Déjà, les prix ne vont pas être attractifs.
Le temps de réaction et la capacité de stockage du cerveau du véhicule aussi doivent être étudiés de très près. Beaucoup de personnes vont se retrouver sans emploi, les chauffeurs, les taxis, les pilotes... Économiquement, le futur est effroyable. Les conditions météorologiques pourront bloquer les capteurs et les caméras, et les rendre inutiles. Ce système n'inspire pas encore confiance en ses composants, circuits, fabricants, ou développeurs qui sont humains, donc susceptibles de commettre des erreurs.
L'argument le plus pondérant est le saut dans l'inconnu, le relâchement vers une totale confiance dans les machines. Hormis le besoin de précision, la question polémique de l'intelligence artificielle met son pied dans la porte. Des voitures qui se conduisent elles-mêmes, qui vont petit à petit prendre conscience et établir leurs décisions sans prendre l'avis humain... Ça fait un peu Hal 9000 de 2001: A Space Odyssey, concept qui hante nos plus grands scientifiques comme Stephen Hawking.
Quel est le vrai problème des véhicules autonomes ? C'est l'aspiration de notre espèce, une telle impatience d'arriver à l'utopie qu'on oublie de planter des bâtons de sécurité. L'aventure a bien plus d'obstacles que les constructeurs et les médias vous feraient croire. On saute de technologie en technologie sans maîtriser leurs bases.
Le véhicule électrique est encore jeune, pas près d'être l'hôte d'une technologie futuriste. Cela dit, nous ne sommes pas que pessimistes. Il faut tenter et échouer à maintes reprises pour trouver la solution, c'est la méthode scientifique.
En conclusion, ce n'est pas pour demain, mais le coup de sifflet a été bel et bien entendu. Que le match commence !

C'est le dernier cri chez tous les constructeurs automobiles, complémentaire à l'électrification de leurs moteurs : le véhicule autonome. Accueillie par deux réponses extrêmes, cette nouvelle technologie est au cœur d'un débat avec plus de profondeur que l'Atlantique et assez de couches pour approvisionner Nadya Suleman (qui a donné naissance à des octuplés en 2009).Les géants de l'industrie ont déjà enfoncé leurs crocs dans la chair de l'autonomie véhiculaire. C'est une guerre froide technologique avec une course vers le futur. Mercedes, Audi et BMW, ainsi que d'autres gros parieurs comme Google et Apple proclament avoir franchi de grands pas afin de craquer le code qui va valoir plusieurs milliards. Dernièrement, au Salon de Tokyo, le Libanais Carlos Ghosn a dévoilé la tentative de Nissan. L'IDS est un objet beau et...
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