L'observatoire du mouvement civil a dénoncé « les atteintes aux activistes du mouvement, au point de les accuser d'être en relation avec certains services de renseignements en vue de faire tomber le régime au Liban ».
Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion tenue hier, l'observatoire a affirmé que « le mouvement civil n'appartient à aucun collectif, mais il est le mouvement des Libanais vers un État et un cri de protestation contre la performance politique qui a abouti aux déchets empilés dans les rues à cause de la corruption, de la mauvaise gestion et du gaspillage ».
« Les activistes acceptent toute critique, mais ils ne tolèrent pas les accusations selon lesquelles ils sont des agents de l'extérieur », a ajouté l'observatoire avant de rappeler que « certains cadres parmi les initiateurs du mouvement civil sont des cadres dans des organismes de jeunes liés aux divers partis politiques. Et ils sont descendus dans la rue en tant que citoyens, et non en leur qualité de partisans ».
Le mouvement civil s'est félicité du « comportement d'un membre de la brigade antiémeute avec un manifestant », tout en annonçant « le passage du stade de la non- confrontation avec les FSI, à celle du partenariat avec elles pour préserver le caractère pacifique des manifestations ».
Il a renouvelé sa confiance dans « le pouvoir judiciaire qui défend (par la justice) les activistes », tout en appelant les juges à « entraver les tentatives de porter atteinte à la bonne image du mouvement ».
Par ailleurs, un collectif d'avocats a manifesté hier, devant le Palais de justice, pour réclamer que l'appareil judiciaire agisse contre les corrompus.
Ces avocats ont demandé que tous les dossiers de corruption soient ouverts, estimant que la crise des déchets est le symbole de la lutte contre ce fléau. « Nous n'accepterons plus la clôture d'un dossier sans demander des comptes et sanctionner les auteurs », ont-ils signalé.
« Nous sommes là pour exprimer notre soutien au pouvoir judiciaire dans sa lutte contre la corruption », a déclaré l'avocat Marwan Maalouf dans son allocution. Il a également invité ce pouvoir « à continuer à travailler sur les dossiers ouverts, en particulier celui de la société Sukleen ».
Notons qu'un nouveau collectif qui a pris pour nom « Fichez-nous la paix ! » a diffusé mercredi une vidéo montrant des manifestants se faisant agresser par des tiers sous le regard impassible de membres des forces de l'ordre.
Dans ce contexte, le collectif a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il a déposé une plainte sur la base de ces images, appelant à un élargissement de l'enquête sur les agressions contre les activistes ainsi qu'à une application stricte de la loi. Le collectif a assuré que son mouvement restera pacifique.
À signaler enfin que le président de la Chambre, Nabih Berry, est entré en contact par téléphone hier avec le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk pour le féliciter de l'attitude des FSI lors des manifestations de dimanche dernier dans le centre-ville de Beyrouth, la liberté d'expression, le droit de manifester et la sauvegarde des propriétés privées et publiques ayant été préservés dans le cadre de la loi.
Liban
« L’observatoire du mouvement civil » refuse les accusations de collaboration avec l’extérieur
OLJ / le 24 septembre 2015 à 00h00


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