Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a exprimé hier son refus de s'engager dans des controverses en marge de la conférence de dialogue, renvoyant toutefois la balle des accusations dans le camp de l'ancien chef du CPL, le général Michel Aoun.
Dans un communiqué publié par son bureau, M. Harb affirme ainsi qu'il ne se laissera pas entraîner dans une polémique avec Michel Aoun, « par respect pour son âge, d'une part, et pour éviter les tensions, d'autre part ». Son attitude est également justifiée par le fait qu'il « reste attaché à la réussite du processus du dialogue qui devrait permettre de réaliser les aspirations du peuple libanais visant à redynamiser la vie institutionnelle », a-t-il dit.
Et M. Harb de se demander ce que le général Aoun a bien voulu dire dans son communiqué lorsqu'il a évoqué « le retournement de position du ministre Boutros Harb toutes les fois qu'il y a une nouvelle échéance présidentielle ». Le ministre Harb, qui a tenu à rappeler la constance de ses prises de position depuis qu'il s'intéresse à la politique, a lancé des accusations en direction de l'ancien chef du CPL, « dont on a du mal à suivre les pirouettes politiques sur le plan interne aussi bien qu'externe ». « Autant de gesticulations visant à parvenir à son poste convoité, devenu une véritable obsession chez lui », a souligné le ministre des Télécoms. Et M. Harb de donner pour exemple l'alliance contractée par le chef du CPL avec le Hezbollah, après avoir estimé préalablement « dans son célèbre livre orange, sitôt retiré du marché après la signature de l'accord d'entente, que le parti chiite est une milice illégale ».
Liban
Harb répond à Aoun : Les revirements politiques, c’est plutôt votre spécialité
OLJ / le 11 septembre 2015 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Là, oui, le prix Nobel de revirement politique, tout le monde sait vraiment à qui ça revient.
11 h 59, le 11 septembre 2015