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Culture - Trois Questions À... Serge Oryan

« Les yeux sont les fenêtres de l’âme »

Station, espace culturel jouxtant le Beirut Art Center, expose une vingtaine de portraits du réalisateur Serge Oryan. Noirs sur le fond blanc de la toile, des yeux observent : ce sont ceux du Mythique, du Prophète, du Mentaliste, ou encore du Juge... L'artiste (s')explique pour « L'Orient-Le Jour ».

Comment qualifiez-vous votre technique ? Est-ce de la peinture ou du dessin ?
Je suis essentiellement un portraitiste. Mes œuvres sont des esquisses que je réalise avec un gros pinceau et de la peinture à l'huile. Cela ne prend pas beaucoup de temps, c'est un style de dessin très rapide. On peut d'ailleurs voir la trace du pinceau sur les toiles.

Y a-t-il un lien entre votre pratique de l'audiovisuel et vos dessins ?
Absolument, je passe la plupart de mon temps à chercher des personnages, à choisir des acteurs, je regarde les gens, et leurs yeux principalement. Lorsque le regard des personnes que je rencontre me raconte quelque chose, leurs yeux me restent en mémoire. Lorsque ce sont des personnes que je connais plus personnellement, je dessine parfois d'après photographie.

Quelle est votre inspiration ? Ne trouvez-vous pas les titres de vos portraits un peu stéréotypés, caricaturaux ?
Le thème de l'exposition, Les yeux sont les fenêtres de l'âme, constitue mon inspiration : tout est en rapport avec les yeux. Je crois fermement à la possibilité de connaître la personne à travers son regard. Elle peut vous tromper par n'importe quel geste ou expression, mais ses yeux ne pourront jamais le faire. Le regard ne ment jamais. Les vingt peintures représentent différents personnages, racontent chacun une histoire, que l'on imagine grâce aux titres et aux yeux des portraits. Je ne trouve pas que les titres soient caricaturaux. Par exemple, L'oracle est un personnage qui lit le futur, il voit qui vous êtes. Dans mon dessin, on sent dans ses yeux quelque chose de magique, comme s'il rentrait dans votre âme.
Si le regard ne ment pas, les noms donnés aux portraits non plus... À l'intérieur de cette farandole d'yeux, le titre Elle paraît étrange : n'y aurait-il qu'un seul et même regard de femme ? Et le portrait de L'indécente, une femme au regard séducteur, n'est-il pas un peu misogyne? Le spectateur aura son propre... regard.

* À Station, jusqu'au 13 septembre, du lundi au samedi de 10h à 19h.

Comment qualifiez-vous votre technique ? Est-ce de la peinture ou du dessin ?Je suis essentiellement un portraitiste. Mes œuvres sont des esquisses que je réalise avec un gros pinceau et de la peinture à l'huile. Cela ne prend pas beaucoup de temps, c'est un style de dessin très rapide. On peut d'ailleurs voir la trace du pinceau sur les toiles.
Y a-t-il un lien entre votre pratique de l'audiovisuel et vos dessins ?Absolument, je passe la plupart de mon temps à chercher des personnages, à choisir des acteurs, je regarde les gens, et leurs yeux principalement. Lorsque le regard des personnes que je rencontre me raconte quelque chose, leurs yeux me restent en mémoire. Lorsque ce sont des personnes que je connais plus personnellement, je dessine parfois d'après photographie.
Quelle est votre inspiration ? Ne trouvez-vous pas les...
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