Stan Wawrinka ne s’est pas attardé longtemps sur les courts de l’US Open. Le Suisse a dominé outrageusement le Sud-Africain Kevin Anderson en quarts de finale, et n’a eu besoin que d’une heure et quarante-sept minutes pour s’imposer en trois sets 6-4, 6-4, 6-0. Kena Betancur/AFP
Le n° 2 français Richard Gasquet n'a jamais inquiété Roger Federer qui, neuf mois après la finale de la Coupe Davis 2014, lui a donné une nouvelle leçon en quarts de finale de l'US Open.
À New York comme à Lille en novembre dernier, Gasquet n'a jamais fait illusion face à l'ancien n° 1 mondial, sur un nuage depuis son triomphe dans le Masters 1 000 de Cincinnati le mois dernier.
« Depuis Lille, il a pris un gros ascendant, et en plus il est dans une forme exceptionnelle », a résumé le n° 2 français qui avait perdu le troisième simple de la finale de la Coupe Davis 2014 et scellé ainsi le sacre helvétique.
« Je n'ai pas tapé assez fort tout simplement », a-t-il ajouté.
Plus encore que d'habitude, les manques de Gasquet pour inquiéter les joueurs du top 5 mondial ont été criants lors de ce quart de finale à sens unique (6-3, 6-3, 6-1) : puissance incomparable, coup droit trop court, le Biterrois a été submergé de coups gagnants (50) quand il n'en a réussi que huit.
« J'ai pris beaucoup trop de coups gagnants. Il a un niveau incroyable, encore plus avec le toit (en cours de construction sur le Arthur Ashe Stadium, NDLR). C'est le seul joueur qui me renvoie la balle aussi vite », a admiré celui qui était le dernier Français en lice dans l'US Open.
Deux mois après sa demi-finale à Wimbledon, son bilan de l'été 2015 reste malgré tout positif : « À moi de progresser et de trouver des solutions pour la prochaine fois que je jouerai Federer », a-t-il espéré.
Federer, lui, n'a toujours pas perdu le moindre set depuis son arrivée à New York et continue d'enthousiasmer les foules avec son tennis résolument offensif.
L'ancien n° 1 mondial, visiblement bien dans ses tennis, a même trouvé le temps, à un changement de côté, de sourire devant la chorégraphie improvisée en tribunes par la star de la télévision américaine Jimmy Fallon et par le chanteur Justin Timberlake.
Mais alors qu'il espère mettre fin à trois années de disette en grand chelem, « Fed » retrouve une vieille connaissance, Stan Wawrinka.
« On se connaît bien, très bien même, c'est même bizarre parfois quand on se retrouve face à face sur le court, je sais qu'il sait ce que je vais faire », a plaisanté Federer.
Le n° 2 suisse a surclassé le Sud-Africain Kevin Anderson (6-4, 6-4, 6-0), visiblement encore fatigué par son 8e de finale marathon contre Andy Murray.
« Je joue un très bon tennis, la confiance est là, mais contre Roger, cela va être un gros challenge (...) Je l'ai battu lors de notre dernier match, je sais ce qu'il faut faire », a insisté le n° 5 mondial, vainqueur à Roland-Garros, après avoir éliminé en quarts Federer.
(Source : AFP)


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