Le ministre Rifi, prononçant son allocution.
Le ministre de la Justice, le général Achraf Rifi, a invité dimanche le Premier ministre Tammam Salam à se décider « face aux velléités de faire tomber le gouvernement, car vouloir éliminer la dernière entité constitutionnelle signifie faire entrer le Liban dans l'inconnu ». Le général Rifi a lancé cet appel lors de la 2de commémoration des attentats contre les mosquées al-Taqwa et al-Salam à Tripoli, au cours d'une cérémonie dans laquelle il représentait l'ancien Premier ministre, Saad Hariri. Étaient présents à l'événement : le chef du PNL, le député Dory Chamoun, le député Antoine Zahra, représentant le leader des FL, Samir Geagea, le député Ahmad Fatfat, le président du Mouvement de l'indépendance, Michel Moawad, ainsi qu'un grand nombre de personnalités politiques et religieuses.
« Les Libanais fidèles à leur patrie se tiennent à vos côtés, en faveur de l'application de la Constitution et de la tenue des séances gouvernementales, décidez-vous et ne patientez plus face au torpillage et aux torpilleurs », a lancé, lors de son allocution de circonstance, le ministre de la Justice à l'adresse du Premier ministre. Puis, interpellant les boycotteurs, le général Rifi a averti : « Ne rêvez pas de tailler le pays à la mesure de vos armes car le Liban restera le pays de l'amour et du vivre-ensemble. »
Moi, ma famille ou personne
Et de demander, par ailleurs : « Pourquoi la duperie autour de l'institution militaire ? Le Liban doit-il payer le tribut des intérêts familiaux au détriment du pays et des institutions ? », « Auparavant, on pratiquait la politique de "moi ou personne" ; à présent, c'est celle de "moi, ma famille ou personne" », a-t-il constaté, en allusion aux exigences du général Michel Aoun concernant la nomination du commandant en chef de l'armée.
À propos des attentats commémorés, le général Rifi a pointé du doigt « la responsabilité du régime syrien et de ses alliés qui ont généralisé le terrorisme et semé le chaos », mais s'est dit tranquille « au sujet des mesures judiciaires prises par les juges », affirmant « poursuivre cette affaire jusqu'à ce que justice soit faite ».
Enfin, le ministre de la Justice a appelé à l'élection d'un président de la République, « aujourd'hui avant demain, car cette échéance qui concerne tous les Libanais est une question nationale liée à l'équilibre et au partenariat nationaux ».
Michel Moawad
Prenant la parole, le chef du Mouvement de l'indépendance, Michel Moawad, a affirmé qu'« en dépit de la volonté de certaines parties de faire de Tripoli une ville de terrorisme, celle-ci conservera son identité face aux milices et à leurs armes illégitimes ».
À propos des manifestations du week-end, M. Moawad a estimé que « la cause de la campagne "Vous puez !" est parfaitement justifiée dans un pays où le gouvernement est incapable de gérer les dossiers vitaux des citoyens.
Le chef du Mouvement de l'indépendance a ainsi réclamé » la poursuite de ceux qui ont commis des actes de violence contre les manifestants pacifistes, « mais a toutefois relevé » les émeutes occasionnées par des éléments infiltrés dont le rôle est de créer la discorde et le vide ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ah parce qu'il croit lui , le rifi , ne pas faire partie de la pourriture à dégager !!! ???
12 h 35, le 25 août 2015