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Bahreïn: un opposant plaide non coupable à l'ouverture de son procès

L'opposant bahreïni Ibrahim Charif a plaidé non coupable à l'ouverture lundi de son procès pour appel à "changer le régime par la force", selon une source judiciaire à Manama.
L'accusé s'est adressé à la Haute cour criminelle pour affirmer, selon cette source, que l'accusation ne reposait que sur des "présomptions" du parquet.
Le tribunal a fixé sa prochaine audience au 12 octobre pour permettre à la défense de prendre connaissance des détails du dossier.

M. Charif avait été arrêté en juillet peu après avoir été libéré de prison.
La justice a décidé de le juger à nouveau pour avoir "prôné un changement politique par la force".
Ibrahim Charif avait été libéré le 19 juin en vertu d'une amnistie royale, après avoir passé quatre ans derrière les barreaux pour implication dans les violences ayant accompagné le mouvement de protestation animé par la majorité chiite en 2011.

Le prévenu avait joué un rôle de premier plan dans le mouvement de contestation lancé par l'opposition qui réclame des réformes politiques dans ce royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite.
Selon des sources de l'opposition, M. Charif, un sunnite, a été arrêté en juillet pour avoir critiqué la politique du gouvernement lors d'une cérémonie à la mémoire d'une des victimes de la répression du mouvement de contestation.

Au moins 89 personnes ont été tuées dans les violences depuis 2011 et des centaines arrêtées et jugées, selon des organisations de défense des droits de l'Homme.
Siège de la Ve flotte américaine, Bahreïn, un petit royaume de 1,3 million d'habitants, a organisé en novembre 2014 des élections qui ont été boycottées par l'opposition.

L'opposant bahreïni Ibrahim Charif a plaidé non coupable à l'ouverture lundi de son procès pour appel à "changer le régime par la force", selon une source judiciaire à Manama.L'accusé s'est adressé à la Haute cour criminelle pour affirmer, selon cette source, que l'accusation ne reposait que sur des "présomptions" du parquet.Le tribunal a fixé sa prochaine audience au 12 octobre pour permettre à la défense de prendre connaissance des détails du dossier.M. Charif avait été arrêté en juillet peu après avoir été libéré de prison.La justice a décidé de le juger à nouveau pour avoir "prôné un changement politique par la force".Ibrahim Charif avait été libéré le 19 juin en vertu d'une amnistie royale, après avoir passé quatre ans derrière les barreaux pour implication dans les violences ayant accompagné le...