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Sport - Cyclisme - Tour De France – 11E Étape

Rafal Majka en haut de l’affiche, entre deux sommets...

Soupçonné de dopage, le maillot jaune Chris Froome défend son « intégrité » et sa « propreté ».

Une vue panoramique du peloton, hier entre Pau et Cauterets, lors de la deuxième étape traversant les Pyrénées, la onzième de la Grande Boucle. Jeff Pachoud/AFP

Entre deux grandes arrivées au sommet, le coureur polonais Rafal Majka s'est adjugé, hier à Cauterets, la 11e étape du Tour de France cycliste dont le maillot jaune, le coureur britannique Chris Froome, est confronté ouvertement à la suspicion sur ses performances.
La ligne franchie, plus de cinq minutes après Majka lancé à l'offensive dès le Tourmalet, Froome a dû affronter des questions doutant de la « propreté » de son coup d'éclat de la veille sur les pentes de La Pierre-Saint-Martin. « Ce sont des questions normales compte tenu de l'histoire du cyclisme, mais elles s'assimilent parfois à un manque de respect. Que les gens viennent me voir travailler et ils comprendront », a estimé le porteur du maillot jaune en affirmant être prêt à se soumettre à des tests physiologiques après le Tour.

L'ombre du dopage mécanique
Le patron de l'équipe Sky, Dave Brailsford, dont Froome est le meneur et la vedette, a cherché lui aussi à désamorcer les polémiques. Dave Brailsford s'est déclaré favorable à la mise en place d'un passeport individuel lié à la puissance développée par chaque coureur, afin de lever la suspicion sur les performances : « On arrive peut-être à un moment où c'est nécessaire. »
Pendant la retransmission télévisée de l'étape, Cédric Vasseur, ex-maillot jaune de la Grande Boucle et désormais consultant pour France Télévisions, a regretté pour sa part l'absence de contrôles techniques des vélos à La Pierre-Saint-Martin. « On a l'impression (pour Froome) que le vélo pédale tout seul », a déclaré l'ancien coureur en faisant resurgir l'ombre du dopage mécanique.
À propos de l'ascension de La Pierre-Saint-Martin, qui a tant pesé sur ce Tour 2015, Dave Brailsford a préféré souligner la contre-performance des adversaires de Froome : « La surprise, c'est peut-être le résultat des autres, qui n'étaient pas au niveau attendu. On n'a pas vu le vrai Contador ni le vrai Nibali. Quintana était bien, mais peut-être pas aussi brillant que ce qu'on a pu voir avant. » Ces trois cyclistes avaient, en effet, reconnu à l'issue de la 10e étape n'avoir pas été au meilleur de leur forme.
Hier, entre Pau et Cauterets, tous ont observé en tout cas une paix armée suite à un début de 11e étape ultrarapide. La perspective de la 12e étape menant aujourd'hui au Plateau de Beille, la plus dure du triptyque pyrénéen, a refroidi leurs ardeurs durant cette journée surchauffée. Seul le champion d'Italie, Vincenzo Nibali, a mis à contribution ses équipiers pour hausser le rythme sur les premières pentes du Tourmalet. Mais, pour finir, le vainqueur sortant du Tour a été distancé dans la montée vers Cauterets et a perdu de nouveau du temps (50 secondes sur Froome).
Alberto Contador, lui, est resté dans le sillage de Froome, lui-même protégé par deux coéquipiers (Porte et Thomas) dans le groupe d'une vingtaine de coureurs qui n'a pas réellement cherché à se départager. L'Espagnol a laissé le haut de l'affiche à Majka, son coéquipier. Comme l'an passé, quand l'équipe Tinkoff avait modifié ses plans après l'abandon sur chute du « Pistolero ».

Un podium 2014 en difficulté
Cette fois, Contador est toujours dans la course, mais ses chances de réussir le doublé Giro / Tour ont fondu sur le goudron de La Pierre-Saint-Martin, dès la première étape pyrénéenne. Majka, distancé au classement général, a pris la relève et a bénéficié de la mansuétude de l'équipe de Froome. Le meilleur grimpeur du Tour 2014 a ainsi enlevé son troisième succès d'étape dans la Grande Boucle, après ses succès à Risoul et Saint-Lary-Soulan l'an passé.
Majka, âgé de 25 ans, a bâti son succès dans le Tourmalet, le col le plus souvent escaladé dans l'histoire du Tour, en attaquant à 48 kilomètres de l'arrivée. « Je connaissais le Tourmalet depuis l'an dernier, je ne pouvais pas attendre la dernière côte, qui n'est pas assez dure, pour faire la sélection », a expliqué le Polonais en dédiant sa victoire à son coéquipier italien Ivan Basso, qui a quitté le Tour pour être opéré (avec succès) hier d'un cancer des testicules.
Un autre abandon notoire a marqué la journée d'hier : le cycliste belge Johan Vansummeren (AG2R La Mondiale) a renoncé sur la route de Cauterets. Vansummeren, qui souffre toujours de sa chute en début du Tour, a jeté l'éponge dans la montée du col d'Aspin, sous une chaleur accablante. L'abandon du vainqueur de Paris-Roubaix en 2011 est le troisième de cette 11e étape, après ceux des coureurs italien Daniele Bennati (Tinkoff) et allemand Dominik Nerz (Bora).
Enfin, pour le podium de l'année passée (Nibali, Péraud, Pinot), la journée a été une nouvelle fois très difficile. Jean-Christophe Péraud, qui a souffert de la chaleur, a accusé plus de 20 minutes de retard. Tout comme Thibaut Pinot, en plein doute.

(Source : AFP)

Entre deux grandes arrivées au sommet, le coureur polonais Rafal Majka s'est adjugé, hier à Cauterets, la 11e étape du Tour de France cycliste dont le maillot jaune, le coureur britannique Chris Froome, est confronté ouvertement à la suspicion sur ses performances.La ligne franchie, plus de cinq minutes après Majka lancé à l'offensive dès le Tourmalet, Froome a dû affronter des questions doutant de la « propreté » de son coup d'éclat de la veille sur les pentes de La Pierre-Saint-Martin. « Ce sont des questions normales compte tenu de l'histoire du cyclisme, mais elles s'assimilent parfois à un manque de respect. Que les gens viennent me voir travailler et ils comprendront », a estimé le porteur du maillot jaune en affirmant être prêt à se soumettre à des tests physiologiques après le Tour.
L'ombre du dopage...
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