Le Rassemblement démocratique a déclaré hier son refus « de toute prorogation de l'activité dans la décharge de Naamé ». Dans un communiqué publié au terme d'une réunion tenue à Clemenceau sous la présidence du leader du Partis socialiste progressiste, Walid Joumblatt, le Rassemblement démocratique a souligné que « la date butoir du 17 juillet est définitive pour la fermeture de la décharge » et que toute
« prorogation » de son activité sera « refusée ».
« Ce ne sont pas la région et ses habitants qui assumeront ce qui en résultera, mais la politique d'atermoiement adoptée au cours des derniers mois », a encore insisté le Rassemblement démocratique.
« Partant de ce fait, nous déclarons que les régions du Chouf, de l'Iqlim et de Aley ont assumé leur part du fardeau et de responsabilité depuis 1998, a ajouté le bloc Joumblatt. Désormais, ces régions ne seront plus une décharge ni une scène pour régler les comptes financiers et les pots-de-vin octroyés par certaines compagnies, notamment celles qui ont présenté leurs offres à la dernière minute. Nous refusons que la région soit une scène pour qu'elles règlent leurs propres comptes. »
Par ailleurs, le site d'informations al-Anba' a fait état « de tentatives d'imposer de facto une prorogation de six mois du contrat de Sukleen à la décharge de Naamé, par le biais d'une lettre signée par le ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk, et envoyée au Conseil du développement et de la reconstruction à travers la présidence du Conseil des ministres ». Selon des sources citées par al-Anba', « il est impossible d'accepter ou d'approuver cette décision, puisque cela nécessite l'approbation du Conseil des ministres réuni, d'autant qu'elle est prise à la veille de la date fixée pour la fermeture définitive de la décharge ».
Liban - Environnement
Le Rassemblement démocratique refuse toute prorogation de l’activité dans la décharge de Naamé
OLJ / le 16 juillet 2015 à 00h00


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