Un commandant du groupe rebelle syrien Ahrar al-Cham et six autres combattants ont été tués mardi dans un double attentat suicide à la bombe dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Cette attaque n'a pas été revendiquée, mais l'OSDH a précisé que les soupçons se portaient sur un groupe lié à l'organisation jihadiste Etat islamique (EI).
Au total, sept membres de ce groupe de rebelles islamistes ont péri dans l'attentat perpétré dans la ville de Salquine, près de la frontière turque. Parmi eux figure Abou Abdel Rahmane Salquine, que l'OSDH a présenté comme "un des plus importants dirigeants d'Ahrar al-Cham".
Ahrar al-Cham est l'un des plus puissants groupes rebelles dans le nord de la Syrie et fait partie d'une alliance, avec notamment la branche syrienne d'Al-Qaïda, le Front al-Nosra, qui s'est emparée ces derniers mois d'une grande partie de la province d'Idleb (nord-ouest).
Il est l'un des plus vieux et importants groupes de l'opposition armée. Il a été créé en 2011 par des islamistes libérés par le régime syrien au début du soulèvement contre le président Bachar el-Assad. En dépit de son idéologie conservatrice, Ahrar al-Cham est opposé à l'EI.
En septembre 2014, 47 membres de sa direction avaient péri quand une explosion avait visé un rassemblement de ses hauts responsables religieux et militaires. Aucun groupe n'avait revendiqué cette attaque qui avait contraint Ahrar al-Cham à mettre en place une nouvelle direction.
La semaine passée, le responsable des relations extérieures du groupe, Labib Al-Nahhas, a accusé Washington d'avoir une définition trop étroite du terme rebelles "modérés" et affirmé qu'Ahrar al-Cham avait été "injustement calomnié" par l'administration de Barack Obama, dans une tribune publiée par le Washington Post. Etre étiqueté "modéré" signifie recevoir soutien et formation militaires de la part des Etats-Unis.
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Un commandant rebelle syrien tué dans un double attentat suicide
AFP / le 14 juillet 2015 à 19h04


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