Le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, a exprimé lundi au Caire le ferme soutien de son pays à l'Egypte dans la "lutte contre le terrorisme", après l'attaque menée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre son consulat au Caire.
"Cette tentative de porter un coup à la coopération italo-égyptienne va échouer. Nous continuerons à travailler ensemble en matière de contre-terrorisme comme de paix", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse commune avec son homologue égyptien, Sameh Choukri.
Des jihadistes affiliés au groupe Etat islamique ont revendiqué l'attaque à la voiture piégée contre le consulat d'Italie qui a fait un mort samedi, recommandant aux "musulmans" de rester éloignés de ces "cibles légitimes".
Si les attentats se sont multipliés depuis que l'ex-chef de l'armée et actuel président, Abdel Fattah al-Sissi, a destitué l'islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, c'est la première fois qu'une attaque visait une mission diplomatique.
M. Gentiloni avait aussitôt réagi samedi, en affirmant que son pays ne se laisserait "pas intimider". Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi s'est dit de son côté dimanche "fier" d'être l'"ami" du président Sissi, "un grand dirigeant".
M. Choukri a indiqué pour sa part que l'enquête sur l'attentat se poursuivait, soulignant que de nombreux groupes d'insurgés étaient attirés par l'EI et prêtaient allégeance à cette organisation extrémiste sunnite.
"Mais cela ne signifie pas nécessairement qu'ils sont partie intégrante" de l'EI, a-t-il ajouté.
Selon des experts, l'attaque contre le consulat était un message adressé aux alliés occidentaux du Caire et le signe d'une intensification de la campagne de l'EI contre le régime Sissi, qui mène une violente répression contre toute opposition, notamment islamiste.
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L'Italie promet d'aider l'Egypte à "lutter contre le terrorisme"
AFP / le 13 juillet 2015 à 18h02


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