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Liban

Ils ont dit... en réaction à l’appel de Michel Aoun à la mobilisation populaire

- Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, en visite à Abou Dhabi : « Nous mettons en garde contre les tentatives de plonger le Liban dans le chaos, qui provoquerait la chute de toutes les institutions de l'État, de sorte que la lutte aurait pour enjeu le contrôle de la patrie et non pas son service. (...) Les menaces que nous entendons sont dangereuses. Il faut prendre garde aux dangers de la division, qui nuirait à l'image et à la réputation des Libanais et porterait considérablement atteinte à leurs intérêts. La solution à la crise libanaise commence par l'élection d'un président de la République et le retour à la législation à la Chambre, ce qui nécessite la poursuite de l'action du gouvernement. Bloquer le gouvernement, c'est entrer dans l'inconnu (...). »

- Le député Ahmad Fatfat (Futur), à l'agence al-Markaziya : « Il est du droit de Michel Aoun de manifester dans la rue, mais pas de porter atteinte à la liberté des autres. Tout le monde a une rue, si nécessaire, et tout le monde peut avoir recours à l'escalade. Ce n'est pas de cette manière que l'on règle les affaires du pays. Ce pays doit être régi par des ententes, non par des bras de fer. »

- Le député Ammar Houri (Futur) à Radio Liban Libre : « La campagne renouvelée par le général Aoun constitue une fuite en avant en raison des problèmes auxquels Aoun et son courant font face, du fait de (...) la logique : "Moi ou personne". »

- Alice Chaptini, ministre des Déplacés, dans une déclaration : « Il s'avère une fois de plus que le langage de la menace suivi par certains ne sert pas. (...) En tant que chrétiens qui participons au gouvernement, nous estimons que préserver la stabilité, ne pas bloquer (les institutions) et combler le vide sont notre raison d'être. Partant, le cabinet poursuivra son action pour s'occuper des affaires des citoyens à tous les niveaux. Nous ne nous laisserons pas emporter dans des polémiques, qui sont pour la plupart dictées par des intérêts personnels et qui n'offriront au final que l'obstruction, le chaos et la soumission. À ceux qui menacent de mobiliser la rue pour des questions qui ne sont pas urgentes, nous demandons : "Pourquoi n'irions-nous pas tous à la Chambre pour élire un président de la République, lequel représente l'espoir et la solution à toutes les revendications et les échéances, surtout en ce qui concerne les droits des chrétiens, à commencer par les nominations (...) ?" »

- Le député Élie Marouni (Kataëb), à l'agence al-Markaziya : « Si seulement le chef du CPL pouvait appeler la rue à se mobiliser pour faire pression sur ceux qui bloquent l'échéance présidentielle et pour préserver les institutions étatiques. Malheureusement, ce mouvement sert l'intérêt personnel de M. Aoun, ainsi que celui de ses gendres. Il s'agit d'une erreur grave, parce qu'il y a plusieurs rues au Liban. Toute rue adverse pourrait mener au pire, surtout compte tenu de la précarité de la situation sécuritaire, aussi bien aux frontières que sur le plan intérieur. L'appel de Michel Aoun est un appel suicidaire et une aventure vers l'inconnu. Nul ne sait comment elle peut s'achever (...). »

- Le député Fady Karam (Forces libanaises) à Radio Liban Libre : « Les FL ne sont pas concernées par l'appel du général Aoun à descendre dans la rue. C'est un appel qui ne concerne que les partisans du CPL. »

- Le député Nabil Nicolas (CPL), à la OTV : « Nul ne peut nous retirer du cabinet aussi facilement. Nous avons énormément contribué à calmer le jeu dans le pays. S'il n'y avait pas un homme comme le général Michel Aoun, il n'y aurait pas de calme au Liban. Nous utiliserons tous les moyens d'expression et tout est possible. (...) Il faut dire ça suffit, parce que ce pays n'est pas une société soumise au haririsme politique. À ceux qui nous disent que cela ne sert à rien, nous allons leur montrer et nous verrons quel camp l'emportera. (...) Le Liban sans les chrétiens est un désert. Nous allons nettoyer la poussière de la maison, parce que c'est la nôtre. À celui qui prétend que nous sommes en train de commettre un suicide politique, nous répondons que nous nous suiciderons ensemble. (...) Ils cherchent à écarter la personne qui a contribué à calmer la situation. Notre existence est sur la sellette et il y a 100 moyens d'obliger quelqu'un à respecter nos droits. »

- L'ancien ministre Issam Abou Jamra (ex-CPL), dans un communiqué : « Michel Aoun est revenu à son antienne. Par cette démagogie, rien ne sera rétabli, ni les droits des chrétiens ni ceux des musulmans. La patrie ne sera pas érigée sur le aounisme. Il n'arrivera pas à la présidence, la déception l'attend sans aucun doute. Les gens ont changé et les objectifs ne sont plus ceux de naguère. Une chose est de vouloir libérer la patrie de l'occupant syrien et une autre est d'accéder au fauteuil présidentiel, surtout après la politique que le général Aoun suit depuis 2009 et les mouvements insurrectionnels qu'il a menés contre le 14 Mars, (...) sous le slogan "moi ou personne" ou "le gendre ou personne" . (...) Les temps ne sont pas favorables à de telles manifestations de force, qui seront la cause de la fin de leurs auteurs. Le plus sûr pour eux reste de se précipiter à la Chambre et d'élire un président indépendant, accepté du 14 et du 8 Mars, ainsi que de l'ensemble du Liban. »

- Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, en visite à Abou Dhabi : « Nous mettons en garde contre les tentatives de plonger le Liban dans le chaos, qui provoquerait la chute de toutes les institutions de l'État, de sorte que la lutte aurait pour enjeu le contrôle de la patrie et non pas son service. (...) Les menaces que nous entendons sont dangereuses. Il faut prendre garde aux dangers de la division, qui nuirait à l'image et à la réputation des Libanais et porterait considérablement atteinte à leurs intérêts. La solution à la crise libanaise commence par l'élection d'un président de la République et le retour à la législation à la Chambre, ce qui nécessite la poursuite de l'action du gouvernement. Bloquer le gouvernement, c'est entrer dans l'inconnu (...). »
- Le député Ahmad Fatfat (Futur), à...
commentaires (3)

ILS DEVRAIENT DIRE : ÉLECTIONS DÉMOCRATIQUES !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 37, le 07 juillet 2015

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Commentaires (3)

  • ILS DEVRAIENT DIRE : ÉLECTIONS DÉMOCRATIQUES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 37, le 07 juillet 2015

  • "Nabil Nicolas (CPL), à la OTV : Nous allons nettoyer la poussière de la maison, parce que c'est la nôtre." ! En effet, ils devront balayer dans et devant la porte de la "niche", bien la laver et bien la récurer....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 41, le 07 juillet 2015

  • Et le citoyen lambda dit : ONLY IN LEBANON des blocs politiques et leurs députés se permettent de violer, sans aucune pudeur et autant qu'isl veulent, la Constitution du pays et boycottent l'êlection d'un président de la République. Ce dont résultent une pagaille et un chaos instituionnels inimaginables !

    Halim Abou Chacra

    05 h 17, le 07 juillet 2015

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