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La Dernière

Postcards et ses étincelantes balades en concert

Échappée belle
Brice LAEMLE | OLJ
02/07/2015

Deux cousins partis camper à la mer, qui rencontrent leur jeune chanteuse pendant une jam-session improvisée qui dure finalement toute une nuit. Cela pourrait être le début d'un fade teen movie américain, mais c'est pourtant bien de cette charmante manière que s'est formé, durant l'été 2012, le groupe folk pop libanais Postcards.

Pendant plus d'un an, ils se sont fait la main en jouant des reprises afin de se roder à l'exercice scénique. « Quand nous jouons en Europe, la foule est davantage attentive. Ici, il faut attendre que la batterie réveille le public afin qu'il soit vraiment avec nous. Mais à Beyrouth, nous sommes à la maison, le public te donne davantage d'énergies et de chaleur » assure Julia Sabra, chanteuse de Postcards.
« À l'automne 2013, lorsque nous avons enregistré notre premier EP, on ne s'était pas rendu compte de la difficulté de l'écriture » souligne la musicienne de 22 ans, qui se sert du ukulélé comme instrument de distraction massive sur scène. Pour ce nouvel EP, le quatuor folk s'est laissé le temps de mûrir, désormais épaulé par Fadi Tabbal, qui les conseille et protège. Afin que ses poulains ne s'enferment pas dans une folk-pop prévisible, qui pourrait être considérée comme trop commerciale, le musicien et producteur leur a proposé un spectre musical plus large en les invitant à écouter différents albums de Nick Drake, de The Walkmen, ou encore Vashti Bunyan et Jackson C. Franck.

What Lies So Still marque donc le signe d'une nouvelle maturité atteinte pour le jeune quatuor. Preuve que la folk-pop bien produite est loin d'être ennuyeuse, mais rêveuse et riche, comme elle peut l'être avec Postcards. Leurs harmonies font mouches. Celles de Walls rappellent celles de Simon and Garfunkel, tandis que Where the Wild Ones remémore celles du duo She & Him.

Il aura fallu deux ans afin que Postcards revienne avec un nouvel EP. Difficile de trouver du temps afin de répéter – trois des quatre musiciens sont encore étudiants –, mais surtout pour écrire, car ils composent tous ensemble. Ils n'ont rien voulu faire dans la précipitation cette fois-ci, les musiciens ont laissé leurs morceaux lentement se transformer afin qu'ils deviennent assez consistants. Et ils ont eu raison, leurs mélodies se développent également lentement, comme des négatifs photographiques qui émergent d'une chambre noire.

Ce soir, à 20 heures, le groupe présentera à Station (Sin el-Fil) son nouvel EP What Lies So Still. De luxuriantes ritournelles qui rappellent les odyssées musicales de Tunng et d'Alamo Race Track.

 

En exclusivité pour l'OLJ, deux morceaux extraits du nouvel EP

Origami

 

Where The Wild Ones

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