Moins d'un an après l'humiliant épilogue de « son » Mondial, le Brésil tient l'occasion de redorer son blason lors de la Copa America, qu'il débutait contre le Pérou, à l'aube de ce matin (heure de Beyrouth).
Le Brésil est sans conteste le grand favori du groupe C où seule la Colombie, opposée hier tard dans la nuit au Venezuela, peut le contrarier. Mais le traumatisme de la dernière Coupe du monde, en particulier la cauchemardesque déroute en demi-finale contre l'Allemagne (7-1), est toujours bien présent. La Seleçao a pourtant changé de sélectionneur, rajeuni son effectif et retrouvé un semblant de standing en enchaînant dix victoires en autant de matches amicaux pour un impressionnant bilan de 21 buts marqués pour seulement deux encaissés.
« C'est sans aucun doute la meilleure façon de nous relancer que nous pouvions espérer, nous avons préparé cette Copa America de la meilleure des façons », a estimé David Luiz. « L'ambiance dans l'équipe est bonne, c'est la meilleure ambiance que j'ai connue depuis que je suis en sélection », a poursuivi le défenseur du Paris SG, capitaine du Brésil lors de la funeste soirée du 8 juillet 2014.
Une des premières décisions de Dunga, pour sa deuxième expérience à la tête de sélection après une première période (2006-2010) où le style de jeu qu'il prônait était jugé trop austère, a été de confier le brassard de capitaine à Neymar, le joyau du Barça qui a marqué huit buts sous le maillot brésilien en 11 mois.
Mais il faudra du temps et des résultats pour que le Brésil redevienne la terreur du football sud-américain, voire mondial. C'est en tout cas ce que pense Carlos Zambrano, le défenseur péruvien de Francfort (1re div. allemande), guère intimidé à l'idée d'affronter l'équipe aux huit titres continentaux, le dernier en 2007. « Le Brésil n'est plus le monstre d'avant, il n'est plus invincible », a-t-il estimé. Le Pérou, 3e de la Copa America 2011 et vainqueur de la compétition à deux reprises, ne fait pourtant pas partie des favoris.
David Luiz est conscient que son équipe ne fait plus peur et en fait même un moteur : « Les joueurs qui ont vécu le Mondial 2014 ont mûri, chaque jour, nous travaillons pour grandir et progresser. » « Cela devrait être une des Copa America les plus relevées de l'histoire : le Chili joue à la maison, c'est toujours compliqué d'affronter l'Uruguay et l'Argentine », a conclu le défenseur brésilien.
(Source : AFP)


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