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Sport - Auto / Moto - 24 Heures Du Mans

Porsche et Hülkenberg renouent avec la victoire

La marque mythique et le pilote de formule 1 en activité écrivent une jolie page, en allemand,
de la légende mancelle.

Le podium de la 83e édition des 24 Heures du Mans, 3e manche du championnat du monde d’endurance (WEC), dans la catégorie LMP1 : 1. Hülkenberg-Bamber-Tandy (All-P-B-G-B/Porsche 919 Hybrid) ; 2. Webber-Bernhard-Hartley (Aus-All-P-B/Porsche 919 Hybrid) ; 3. Tréluyer-Fässler-Lotterer (Fra-Sui-All/Audi R18 e-tron quattro). Guillaume Souvant/AFP

Une marque mythique, Porsche, et un pilote de formule 1 en activité, Nico Hülkenberg, ont renoué avec la victoire dimanche aux 24 Heures du Mans, en écrivant une jolie page en allemand de la légende mancelle. Associé au Néo-Zélandais Earl Bamber et à l'Anglais Nick Tandy, le très calme Hülkenberg, pilote Force India en F1, a emmené jusqu'au drapeau à damier la Porsche 919 Hybrid n° 19, devant un autre proto de Stuttgart partagé par l'Australien Mark Webber, retraité de la F1, le Néo-Zélandais Brendon Hartley et l'Allemand Timo Bernhard, vainqueur en 2010.
L'énorme succès populaire de cette 83e édition (263 500 spectateurs cette semaine, sans compter la parade des pilotes dans le centre du Mans vendredi soir) a été complété par le podium obtenu, à sa quatrième tentative, par une vedette américaine, l'acteur Patrick Dempsey. Dans la Porsche de sa propre écurie, le Dr Mamour de la série Grey's Anatomy a réussi à terminer 2e de la catégorie GTE-Am, réservée aux amateurs aussi fortunés que passionnés.
« C'est difficile de trouver les mots justes, mais c'est probablement le plus beau jour de ma carrière, et même de ma vie », a dit Hülkenberg (27 ans), qui débutait au Mans et n'avait découvert que le 31 mai, lors de la journée test, le tracé de 13,629 km. « C'était une semaine fantastique, j'ai gagné avec deux superpilotes qui sont aussi des gars bien. Je suis heureux d'avoir écrit une page d'histoire et j'espère pouvoir revenir l'an prochain », a ajouté « Hulk ». Il reprendra dès jeudi le cours normal de sa vie au Grand Prix d'Autriche de F1.
La Porsche n° 19 blanche, partie samedi à 15h00 sur la deuxième ligne de la grille de départ, n'a pas eu de souci. Ses pilotes n'ont fait aucune faute. Elle a terminé avec un tour d'avance sur la n° 17 rouge du trio Webber-Hartley-Bernhard, et deux tours d'avance sur l'Audi R18 e-tron quattro n° 7 de Benoît Tréluyer, Marcel Fässler et André Lotterer, triples vainqueurs de l'épreuve, qui complètent le podium. « On ne peut pas gagner à chaque fois », a déclaré le Français sur le podium. Il se consolera avec le meilleur tour en course : 3'17''476/100es au 337e tour.

Pas de pluie pour les Nippons
C'est la 17e victoire de Porsche au Mans depuis 1970, célébrée sur le podium par un tee-shirt blanc portant ce nombre. Son précédent succès au Mans remontait à 1998, grâce à l'Écossais Allan McNish, le Monégasque Stéphane Ortelli et le Français Laurent Aiello, débutant au Mans comme Hülkenberg et Bamber dimanche. C'est aussi la première fois depuis 1991, avec la victoire de Johnny Herbert et Bertrand Gachot dans une Mazda, qu'un pilote de formule 1 en activité, l'incroyable « Hulk », gagne au Mans. Autre première depuis 10 ans : la victoire d'un moteur à essence, le V4 Porsche hybride et innovant. À partir de 2006, Audi et Peugeot (une seule fois en 2009) ont fait gagner des protos à moteur diesel.
La victoire de Porsche, au terme d'un duel intense avec Audi, a commencé à se dessiner quand les protos hybrides de Stuttgart ont signé les trois meilleurs temps des qualifications. Elle a définitivement pris forme hier matin quand les R18 de la marque aux anneaux ont connu une cascade de petits soucis et cessé de mettre la pression sur les Porsche de tête. La première voiture non allemande du classement général, en dehors du top 5, est la Toyota TS040 Hybrid d'Alex Wurz, Stéphane Sarrazin et Kazuki Nakajima, 6e à huit tours des vainqueurs. Les protos nippons n'ont jamais été dans le coup pour la victoire, ou même le podium, car la pluie sur laquelle comptaient leurs pilotes n'est jamais arrivée, en tout cas pas en quantité suffisante pour brouiller les cartes.
La lutte pour la victoire a aussi été acharnée jusqu'au bout en LMP2, entre les petits prototypes engagés par des écuries privées. L'Oreca du Français Nicolas Lapierre, ex-pilote Toyota, a tenu bon jusqu'au drapeau à damier. Enfin, outre Dempsey, d'autres Américains ont été à l'honneur hier, avec l'écurie Corvette Racing, victorieux en GTE-Pro : un joli happy end pour ces 24 Heures intenses de bout en bout, à tous les étages.

(Source : AFP)

Une marque mythique, Porsche, et un pilote de formule 1 en activité, Nico Hülkenberg, ont renoué avec la victoire dimanche aux 24 Heures du Mans, en écrivant une jolie page en allemand de la légende mancelle. Associé au Néo-Zélandais Earl Bamber et à l'Anglais Nick Tandy, le très calme Hülkenberg, pilote Force India en F1, a emmené jusqu'au drapeau à damier la Porsche 919 Hybrid n° 19, devant un autre proto de Stuttgart partagé par l'Australien Mark Webber, retraité de la F1, le Néo-Zélandais Brendon Hartley et l'Allemand Timo Bernhard, vainqueur en 2010.L'énorme succès populaire de cette 83e édition (263 500 spectateurs cette semaine, sans compter la parade des pilotes dans le centre du Mans vendredi soir) a été complété par le podium obtenu, à sa quatrième tentative, par une vedette américaine, l'acteur...
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