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Liban

Le Premier ministre veut éviter la provocation, selon Pharaon et Derbas

Le ministre de l’Éducation a été reçu hier par le chef du gouvernement, au Sérail. Photo Ani

Le chef du gouvernement, Tammam Salam, prend son temps : il n'a pas l'intention de convoquer de sitôt un Conseil des ministres en attendant que les contacts en cours permettent de régler la crise issue de la décision du Courant patriotique libre (CPL) de bloquer toute décision gouvernementale pour protester contre la gestion du dossier des nominations sécuritaires. C'est ce qui ressort des commentaires faits hier par les ministres des Affaires sociales, Rachid Derbas, et du Tourisme, Michel Pharaon, au sujet de la paralysie du gouvernement.
M. Derbas, qui a eu un entretien avec le Premier ministre au Sérail, a déclaré à la presse que Tammam Salam a « décidé de prendre son mal en patience ». « S'il veut éviter d'exacerber le problème, il reste néanmoins attaché aux prérogatives qui lui sont attribuées par la Constitution, dont notamment l'établissement de l'ordre du jour des Conseils des ministres », a-t-il dit, en allusion aux tentatives des ministres du CPL d'imposer l'ordre du jour des réunions gouvernementales.
Le ministre du Tourisme a lui aussi affirmé dans une déclaration à la radio que M. Salam veut « éviter la provocation et donner la possibilité aux contacts engagés d'aboutir ». « On se demande cependant jusqu'à quand nous pourrons ajourner l'examen de questions pressantes », a déploré M. Pharaon qui a, à son tour, insisté sur le fait qu'il appartient au seul chef du gouvernement d'établir l'ordre du jour des Conseils des ministres.
De Aïn el-Tiné, le ministre des Télécommunications, Boutros Harb, a fustigé pour sa part le durcissement de position aouniste, mais s'est dit confiant quant à une issue prochaine à la crise, en faisant état de contacts sérieux à cette fin.
Dans ce contexte, il serait intéressant de s'arrêter sur les visites successives du ministre aouniste de l'Éducation, Élias Bou Saab, à Aïn el-Tiné et au Sérail. Après avoir été reçu mardi par le président de la Chambre, Nabih Berry, M. Bou Saab s'est rendu hier auprès du chef du gouvernement pour un entretien dont la teneur n'a pas été ébruitée, mais qui serait lié à la crise gouvernementale.

Le chef du gouvernement, Tammam Salam, prend son temps : il n'a pas l'intention de convoquer de sitôt un Conseil des ministres en attendant que les contacts en cours permettent de régler la crise issue de la décision du Courant patriotique libre (CPL) de bloquer toute décision gouvernementale pour protester contre la gestion du dossier des nominations sécuritaires. C'est ce qui ressort des commentaires faits hier par les ministres des Affaires sociales, Rachid Derbas, et du Tourisme, Michel Pharaon, au sujet de la paralysie du gouvernement.M. Derbas, qui a eu un entretien avec le Premier ministre au Sérail, a déclaré à la presse que Tammam Salam a « décidé de prendre son mal en patience ». « S'il veut éviter d'exacerber le problème, il reste néanmoins attaché aux prérogatives qui lui sont attribuées par la...
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