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Agenda - Société

Les Philippins du Liban célèbrent en dansant leur fête nationale

Réunis sur le parvis de l'église Saint-Joseph des jésuites, quartier de l'USJ, plus d'un millier d'invités ont commémoré en une fête très colorée l'indépendance des Philippines au cours du week-end écoulé. Une messe a été célébrée avant que chacune des personnes présentes, sous les tonnelles et les draps blancs tendus pour l'occasion, ne puisse déguster les mets philippins traditionnels.
L'aménagement d'un dispositif spécial à l'attention de ceux qui désiraient, en vue de la future élection présidentielle aux Philippines de mai 2016, être enregistrés sur les listes électorales afin de pouvoir voter, ici au Liban, a été un succès. Une action qui ne doit pas être prise à la légère dans un pays qui compte environ 30 000 Philippins, selon Basinang Ruiz, ambassadrice des Philippines à Beyrouth.
Avant de prononcer un discours où elle n'a pas oublié de remercier ceux qui n'ont pu être présents, ainsi que chacun de ses principaux partenaires et collaborateurs, notamment l'association Caritas Lebanon Migrant Center, l'ambassadrice a livré à L'Orient-Le-Jour quelques-unes de ses impressions sur l'événement.
Pour elle, c'est « dans cette lutte menée contre la pauvreté et pour la dignité de la communauté philippine au Liban, qu'un événement comme celui-ci est une belle réalisation ». « La route a été longue pour parvenir jusqu'à un tel point, dit-elle. Cela montre que nous faisons preuve d'un réel progrès dans le développement de nos projets et plus largement de notre culture à l'étranger. »
L'effort a été récompensé par le nombre de participants qui ont afflué durant toute l'après-midi, au rythme des danses et chants philippins.
Et c'est l'interprétation de Briane Famini qui a ouvert le bal, avec le titre Sana Maulit Muli, connu pour être le générique du plus célèbre soap opera des Philippines. Ont suivi les différentes représentations des danses traditionnelles des régions de l'archipel. Le pandanggorinconada, en provenance de la région de Nabua, a montré le jeu des longues robes des danseuses s'ajoutant à leur main tournoyante au-dessus de leurs cheveux bruns. Elle s'inspire du fandango, cette danse espagnole de la région du pays basque.
Mais l'Espagne n'est pas la seule des cultures intériorisées par la culture philippine. Le binislakan, mieux connu sous le nom de bislak, est la danse coutumière qui vise à imiter l'usage des baguettes chinoises, autre origine à avoir métissé la culture philippine. Dans une virevolte incessante, les pas alternent entre duels et chorégraphies synchronisées.
Plus sereine et calme cette fois, la danse qui a suivi est originaire d'un peuple qui porte un nom éponyme : T'boli. Les costumes traditionnels, tissés et brodés d'un tissu aux teintes d'automne habillent les danseuses de leurs lents et gracieux mouvements et impressionnent l'assistance. C'est une envolée délicate de ces danseuses dans l'esprit animiste qui décrit leur société.
Enfin, les hommes ont fait leur entrée dans le festival – avec une femme à leur bras – pour la danse du paro-parongbukid. Cette « imitation de la grâce d'un papillon » entre les couples rappelle encore une fois et non sans mal la fluide et gracieuse gestuelle hispanique. L'adieu au public s'est fait avec une dernière Habanera de Jovencita, où les danseuses vêtues de leur longue robe d'un beige crème agitaient un mouchoir en signe d'au revoir.
Au final, il y aura eu un spectacle animé et jovial, dévoilant une culture méconnue au Liban, riche d'un métissage culturel historique.

Réunis sur le parvis de l'église Saint-Joseph des jésuites, quartier de l'USJ, plus d'un millier d'invités ont commémoré en une fête très colorée l'indépendance des Philippines au cours du week-end écoulé. Une messe a été célébrée avant que chacune des personnes présentes, sous les tonnelles et les draps blancs tendus pour l'occasion, ne puisse déguster les mets philippins traditionnels.L'aménagement d'un dispositif spécial à l'attention de ceux qui désiraient, en vue de la future élection présidentielle aux Philippines de mai 2016, être enregistrés sur les listes électorales afin de pouvoir voter, ici au Liban, a été un succès. Une action qui ne doit pas être prise à la légère dans un pays qui compte environ 30 000 Philippins, selon Basinang Ruiz, ambassadrice des Philippines à Beyrouth.Avant de...