Des responsables libyens réunis à Alger sous les auspices de l'Onu ont appelé jeudi à la formation "rapide" d'un gouvernement d'union nationale en Libye, où deux Parlements et gouvernements ennemis se disputent le pouvoir.
Dans une déclaration adoptée au terme d'un troisième round de négociations, les participants ont appelé les parties au conflit "à faire des concessions pour parvenir à un accord politique global équilibré et consensuel et à former rapidement un gouvernement d'union nationale". "Ce gouvernement doit prendre ses fonctions rapidement pour qu'il puisse s'attaquer aux nombreux défis auxquels fait face la Libye dans les domaines sécuritaire, économique et politique", selon le document, dont l'AFP a eu copie. Les pourparlers, qui rassemblaient 27 représentants de différentes factions, ont duré deux jours, en présence du médiateur de l'Onu pour la Libye Bernardino Leon. Les responsables présents ont également plaidé pour des "négociations directes" entre les parties impliquées dans le dialogue politique libyen.
La Libye, en proie à une guerre civile, est actuellement divisée entre deux gouvernements --et Parlements-- rivaux: l'un à Tripoli sous la coupe Fajr Libya, coalition de milices dont certaines sont islamistes, et l'autre à Tobrouk, dans l'est du pays, reconnu par la communauté internationale. L'Onu tente depuis des mois de trouver un compromis pour mettre fin au conflit et favoriser la formation d'un gouvernement d'union nationale qui serait la principale institution du pays.
Bernardino Leon a estimé qu'il était "encore possible de sauver la Libye". "Nous attendons un accord sur la formation d'un gouvernement d'union nationale pour proposer des noms de personnalités libyennes qui en feront partie", a précisé M. Leon lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion. Selon lui, "les acteurs politiques libyens qui ont participé a ce troisième round de dialogue, représentent 95% de la société libyenne". M. Leon a ajouté qu'il travaillait sur un quatrième projet d'accord incluant des amendements qui viendraient consacrer "le principe de l'équilibre entre toutes les institutions en Libye et du consensus". Les trois premiers projets d'accord proposés par l'émissaire de l'Onu n'ont pas convaincu les parties au conflit.
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Libye: appel à la formation "rapide" d'un gouvernement d'union nationale
AFP / le 04 juin 2015 à 19h34

