Le ministre de la Justice Achraf Rifi a affirmé mardi qu'il ne permettrait "à personne de toucher aux habitants de Ersal", après une rencontre avec une délégation d'habitants de la localité. "Nous ne permettrons à personne de mettre en œuvre des plans dictés par l'étranger", a ajouté le ministre.
Ersal et ses alentours ont été le théâtre d'affrontements sanglants en août 2014 entre l'armée libanaise et des jihadistes venus majoritairement de Syrie. Depuis, plusieurs accrochages ont lieu régulièrement entre les deux parties. A l'ombre des combats dans le Qalamoun syrien entre le Hezbollah et les islamistes sunnites, de nombreux observateurs craignent de voir les extrémistes syriens se réfugier dans la localité de Ersal.
"Une milice ne peut pas se moquer du commandement de l'armée", a déclaré M. Rifi, s'adressant implicitement au Hezbollah. "C'est l'armée libanaise qui a la charge de défendre Ersal et toute la région nord de la Békaa", a-t-il indiqué.
Le 14 Mars refuse d'avaliser une intervention de l'armée dans une bataille contre les jihadistes à Ersal et ses environs comme le souhaite le Hezbollah. Le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, avait récemment indiqué que les habitants de Baalbeck et du Hermel "ne toléreront la présence d'aucun takfiriste (combattant jihadiste sunnite)" dans la région, invitant l'État à intervenir. "À défaut, le Hezbollah le fera", avait-il martelé.
Ersal et ses alentours ont été le théâtre d'affrontements sanglants en août 2014 entre l'armée libanaise et des jihadistes venus majoritairement de Syrie. Depuis, plusieurs accrochages ont lieu régulièrement entre les deux parties. A l'ombre des combats dans le Qalamoun syrien entre le Hezbollah et les islamistes sunnites, de nombreux observateurs craignent de voir les extrémistes syriens se réfugier dans la localité de Ersal.
"Une milice ne peut pas se moquer du commandement de l'armée", a déclaré M. Rifi,...


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