Le Qatar a accepté de prolonger sa mission de surveillance de cinq talibans libérés fin mai 2014 de Guantanamo et échangés contre un soldat américain otage en Afghanistan, a indiqué lundi la diplomatie américaine.
Les cinq talibans se trouvent depuis exactement un an sous surveillance au Qatar, mais l'accord entre Doha et Washington sur leur sort arrive à expiration.
"Tous les cinq restent au Qatar où ils demeurent sujets d'une surveillance considérable, ainsi qu'à des interdiction de déplacements", a assuré la porte-parole du département d'Etat Marie Harf, confirmant des discussions avec les autorités du Qatar sur ce dossier.
"Nous continuons de nous assurer que ces individus ne représentent pas de menace pour les Etats-Unis. Tout en discutant de ce qui va advenir, le Qatar a accepté de maintenir ces restrictions", a ajouté Mme Harf.
Dimanche, le directeur de la CIA John Brennan avait déclaré à la télévision CBS que son gouvernement négociait avec le Qatar le sort des cinq talibans.
"S'ils peuvent être renvoyés en Afghanistan ou rester à Doha, cela fait partie d'un processus de discussion" mais "je veux être sûr qu'on ne va pas les laisser retourner au combat", avait-il dit.
Les cinq cadres talibans, tous de nationalité afghane, selon M. Brennan, avaient été libérés de la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, et remis le 31 mai 2014 au Qatar en échange de la libération du soldat Bowe Bergdahl, otage pendant cinq ans des talibans.
L'accord avec le Qatar prévoyait la surveillance par Doha des cinq anciens détenus pendant un an, l'interdiction de voyager et d'autres mesures confidentielles.
Le sujet est extrêmement sensible pour l'administration Obama. Elle est accusée par les conservateurs d'avoir fait une concession trop grande aux talibans pour obtenir la libération du soldat, capturé dans des circonstances peu claires et qui fait l'objet désormais d'une procédure en cour martiale pour désertion et "mauvaise conduite face à l'ennemi".
Dernières Infos
Le Qatar accepte de continuer à surveiller cinq talibans, selon Washington
AFP / le 02 juin 2015 à 03h43

