L'influent chef chiite Moqtada al-Sadr a critiqué mercredi le nom de l'opération des forces irakiennes à Ramadi - "A tes ordres Hussein", une référence au chiisme - arguant qu'il risquait de raviver les tensions confessionnelles avec les sunnites, majoritaires dans cette région.
L'armée irakienne, la police et les Unités de mobilisation populaires (Hachd al-Chaabi en arabe), force paramilitaire à majorité chiite, ont lancé mardi une opération de contre-offensive pour reprendre la ville de Ramadi aux jihadistes extrémistes sunnites du groupe Etat islamique (EI).
Ramadi est le chef-lieu de la province d'Al-Anbar, majoritairement sunnite. Le nom de l'opération, "Labayk ya Hussein", qui fait référence à l'un des imams les plus révérés de l'islam chiite, a déjà été critiqué par les Etats-Unis. "Ce nom va être mal compris, il n'y a aucun doute", a affirme Moqtada al-Sadr dans un communiqué présenté comme une réponse à la question d'un étudiant en théologie.
"Hussein est un symbole national et un prince du jihad (la guerre sainte) mais nous ne voulons pas qu'il soit utilisé par l'autre camp pour dire qu'il s'agit d'une guerre confessionnelle", a-t-il ajouté. Moqtada al-Sadr, dont la propre force paramilitaire, Saraya al-Salam, est engagée contre l'EI, estime qu'un nom comme "Labaik ya Anbar" ("A tes ordres Anbar") ou "Labaik ya Salaheddine" auraient été plus appropriés. Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, n'a pas encore fait de commentaire sur cette controverse.
L'armée irakienne, la police et les Unités de mobilisation populaires (Hachd al-Chaabi en arabe), force paramilitaire à majorité chiite, ont lancé mardi une opération de contre-offensive pour reprendre la ville de Ramadi aux jihadistes extrémistes sunnites du groupe Etat islamique (EI).
Ramadi est le chef-lieu de la province d'Al-Anbar, majoritairement sunnite. Le nom de l'opération, "Labayk ya Hussein", qui fait référence à l'un des imams les plus révérés de l'islam chiite, a déjà été critiqué par les Etats-Unis. "Ce nom va être mal...

