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Liban - Liban-Syrie

Le Futur exhorte les élites libanaises à dire « assez » au Hezbollah

Pour les députés haririens, défendre la frontière revient exclusivement à l'armée.

Le bloc du Futur lors de sa réunion hier. Photo Ani

Le bloc du Futur s'en est violemment pris hier au Hezbollah, dénonçant une fois de plus sa participation aux combats qui se déroulent dans le Qalamoun syrien, non loin de la frontière libano-syrienne, et réaffirmant que la protection de cette frontière relève exclusivement de l'armée libanaise.
« La mission de protéger la frontière du Liban avec la Syrie face aux individus armés doit être assumée exclusivement par l'armée libanaise », souligne un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc, tenue sous la présidence de son chef, Fouad Siniora, et dont le député Ammar Houri a donné lecture. « L'armée a prouvé qu'elle était capable de mener à bien cette mission nationale et à faire des sacrifices pour cela. La décision de mener une telle mission est une responsabilité du pouvoir exécutif représenté par le Conseil des ministres et toute autre partie libanaise ou régionale n'en est aucunement responsable », ajoute le texte.
Réitérant la position du Futur sur le conflit syrien, le bloc appelle au retrait du Hezbollah de Syrie et à « l'arrêt de sa participation aux massacres quotidiens, aux côtés du régime syrien ». « Ces massacres prouvent que les choses ne peuvent plus continuer de la sorte en Syrie et que le président de ce régime ne peut avoir un rôle dans la Syrie de demain », poursuit le bloc, dénonçant l'augmentation du nombre de jeunes victimes libanaises en raison de la participation du Hezbollah aux combats « sous supervision et directives iraniennes ».
« Il est temps que les élites de la société libanaise disent "assez" afin de mettre un terme à cette tragédie destructrice qui s'abat sur nos jeunes, lesquels sont poussés vers la mort dans une guerre qui n'est pas la leur », souligne le bloc, notant que le Hezbollah « a une nouvelle fois fait fi du consensus national et s'est saisi du pouvoir de décision de guerre et de paix. Cela cause des complications sur la scène intérieure, nuit à l'image et au prestige de l'État et met en danger le tissu libanais national ». Estimant que le Liban doit rester à l'écart des conflits en Syrie, en Irak et au Yémen, le bloc souligne que les Libanais doivent se soucier de la protection de leur pays « sous la férule de l'État seulement ».
Sur un autre plan, les députés du Futur appellent les différentes composantes politiques du pays à assumer leurs responsabilités et à mettre un terme à la vacance présidentielle ce mercredi, à l'occasion de la 23e séance du Parlement pour élire un nouveau président de la République, « en vue de renouveler la vie politique en permettant la formation d'un nouveau cabinet, l'adoption d'une nouvelle loi électorale et la tenue d'élections législatives ».
Le bloc appelle en outre le gouvernement à accélérer l'approbation du projet de budget, y compris la grille des salaires dans le public.
Le groupe haririen se dit par ailleurs « satisfait de l'expérience des élections démocratiques qui ont eu lieu dimanche pour élire un nouveau Conseil islamique chérié et des conseils de gestion des wakfs islamiques ».
Enfin, il fustige la décision des autorités israéliennes relative à la construction de nouvelles colonies à Jérusalem, qui « affecte toute chance de paix dans la région ».

Le bloc du Futur s'en est violemment pris hier au Hezbollah, dénonçant une fois de plus sa participation aux combats qui se déroulent dans le Qalamoun syrien, non loin de la frontière libano-syrienne, et réaffirmant que la protection de cette frontière relève exclusivement de l'armée libanaise.« La mission de protéger la frontière du Liban avec la Syrie face aux individus armés doit être assumée exclusivement par l'armée libanaise », souligne un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc, tenue sous la présidence de son chef, Fouad Siniora, et dont le député Ammar Houri a donné lecture. « L'armée a prouvé qu'elle était capable de mener à bien cette mission nationale et à faire des sacrifices pour cela. La décision de mener une telle mission est une responsabilité du pouvoir exécutif...
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