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Agenda - Colloque

« La sclérose en plaques » à la Maison du médecin

La sclérose en plaques (SEP) a été au centre d'un colloque organisé récemment par la Société libanaise de neurologie, à la Maison du médecin, à Téhouita, à l'occasion du mois de mai, dédié à la sensibilisation à la maladie. Le colloque s'est déroulé en présence d'un parterre de spécialistes libanais et étrangers, avec la participation des associations de patients actives dans la lutte contre la maladie.
Le colloque a mis l'accent sur les avancées dans la prise en charge de la maladie. Le rôle de l'Association libanaise contre la sclérose en plaques (Alisep) et de l'Observatoire libanais contre la sclérose en plaques (Olsep) a également été mis en exergue. Ces deux associations œuvrent à « améliorer la qualité de vie des patients », à « briser leur solitude » et à « leur apporter un soutien moral et psychologique ». Elles organisent, de plus, des conférences qui permettent aux patients de mieux comprendre leur maladie et de se familiariser avec les solutions thérapeutiques.
Décrite pour la première fois en 1868, la SEP est une maladie qui apparaît généralement entre l'âge de 20 et de 40 ans. Au Liban, quelque 2 000 personnes en souffrent.
La SEP est une maladie neurologique qui affecte le système nerveux central de l'organisme, à savoir le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. Elle est aussi de nature auto-immune, c'est-à-dire que le système immunitaire attaque les cellules et les tissus sains de l'organisme. Dans la SEP donc, le système immunitaire attaque la gaine de myéline (l'enveloppe qui entoure les fibres nerveuses et qui est responsable de la conduction électrique du flux nerveux), qui est détruite par endroits, causant des lésions du système nerveux. Selon les cas, cela ralentit ou empêche la conduction électrique de l'influx nerveux.
La SEP se manifeste notamment par des troubles visuels, un engourdissement, des fourmillements et / ou une raideur des membres, une perte d'équilibre et des problèmes d'incontinence. À cela s'ajoutent la fatigue, des difficultés dans la marche, des problèmes de concentration, d'attention et / ou d'anomalies de la parole, des troubles de la mémoire et une perte de sensations sexuelles.
Si la sclérose en plaques n'est pas bien traitée, la maladie évolue rapidement entraînant une paralysie. D'où l'importance de poser le diagnostic tôt.
À ce jour, les causes de la maladie sont inconnues. En ce qui concerne le traitement, il est symptomatique et non curatif. Mais de nombreuses avancées ont été réalisées dans ce domaine, permettant de retarder et dans certains cas même de freiner l'évolution de la maladie.
La famille et les amis ont également un rôle à jouer pour permettre au patient d'affronter la maladie qui constitue pour nombre d'entre eux « une source de honte ».

La sclérose en plaques (SEP) a été au centre d'un colloque organisé récemment par la Société libanaise de neurologie, à la Maison du médecin, à Téhouita, à l'occasion du mois de mai, dédié à la sensibilisation à la maladie. Le colloque s'est déroulé en présence d'un parterre de spécialistes libanais et étrangers, avec la participation des associations de patients actives dans la lutte contre la maladie.Le colloque a mis l'accent sur les avancées dans la prise en charge de la maladie. Le rôle de l'Association libanaise contre la sclérose en plaques (Alisep) et de l'Observatoire libanais contre la sclérose en plaques (Olsep) a également été mis en exergue. Ces deux associations œuvrent à « améliorer la qualité de vie des patients », à « briser leur solitude » et à « leur apporter un soutien moral...