À l’occasion du centenaire de la grande famine au Liban, un meeting a été organisé conjointement par le CPL, le Tachnag et la Ligue syriaque sur le thème : « La commémoration du centenaire du génocide chrétien ». Photo Ani
Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a dénoncé « une tendance vers une hégémonie dans l'exercice du pouvoir au Liban, et vers un affaiblissement des chrétiens et une neutralisation de leur rôle, suivant le principe suivant : ce qui est à moi est à moi, et ce qui est à toi est à toi et moi ». « C'est ce qui fait perdre aux autorités chrétiennes leur rôle vis-à-vis de ceux qu'elles représentent et crée chez les chrétiens un sentiment de frustration et d'inquiétude, qui les pousse de nouveau à aller vivre sous d'autres cieux où ils peuvent profiter de la justice, être libres et tranquilles », a-t-il indiqué, avant d'ajouter : « Nous sommes conscients de ce problème et nous ne le laisserons pas s'aggraver. Le bien qui nous touche touchera tout le monde et le mal qui nous touche touchera également tout le monde. Nous avons suffisamment de volonté pour poursuivre le chemin, et nous promettons que les forces du takfirisme et du terrorisme ne nous détruiront pas ».
M. Aoun a tenu ces propos dans un discours qu'il a prononcé mercredi au cours d'un meeting organisé conjointement par le CPL, le Tachnag et la Ligue syriaque à l'hôtel Le Royal, à Dbayé, à l'occasion du centenaire de la grande famine au Liban, sur le thème : « La commémoration du centenaire du génocide chrétien ».
Des représentants des leaders des Kataëb, Amine Gemayel, et des Forces libanaises, Samir Geagea, ainsi que des chefs des différentes communautés chrétiennes y ont pris part aux côtés des ministres des Affaires étrangères, Gebran Bassil, de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, et de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian, des ambassadeurs des États-Unis, David Hale, de Russie, Alexandre Zasypkin, de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, et d'Iran, Mohammad Fateh Ali, et d'un grand nombre de députés.
Avant de relever ce qu'il a appelé « une tendance vers une hégémonie dans l'exercice du pouvoir au Liban et vers un affaiblissement des chrétiens », M. Aoun avait longuement exposé dans son discours les différentes étapes de l'histoire au cours desquelles les chrétiens du Liban et de Syrie avaient été massacrés. Il a accusé les autorités de l'Empire ottoman d'avoir soit commandité, soit encouragé ces massacres. Il est ensuite arrivé à la conclusion selon laquelle « certains caressent aujourd'hui le rêve que les Ottomans s'étaient efforcés de réaliser, en essayant de supprimer les chrétiens ». « Comment expliquer autrement les tentatives de pousser les chrétiens du Moyen-Orient à l'exode ainsi que le génocide dont ils sont victimes aujourd'hui ? » s'est-il interrogé.


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IL VOIT LE BRIN DE PAILLE DANS L'OEIL DES AUTRES... ET NON POINT LE CHAMEAU LOGÉ DANS SON OEIL PROPRE !!!
09 h 46, le 10 mai 2015