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John Kerry attendu au Kenya après des années de brouille

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry était attendu dimanche à Nairobi, à quelques mois de la venue au Kenya du président Barack Obama, afin de relancer les relations entre les deux pays notamment en matière de lutte antiterroriste.

Ces voyages des plus hauts responsables américains -- le dernier remonte à celui de la secrétaire d'Etat de l'époque Hillary Clinton en août 2012 -- furent longtemps impensables en raison de l'inculpation qui visait le président kényan Uhuru Kenyatta devant la Cour pénale internationale.

Ces poursuites pour crimes contre l'humanité pour le rôle présumé du dirigeant dans les violences postélectorales qui ont déchiré le Kenya fin 2007 et début 2008 ont finalement été abandonnées en décembre dernier par la procureure de la CPI, faute de preuves.

"Nous avons une longue relation avec le Kenya depuis plus de 50 ans, avec des liens économiques et culturels qui ne se sont jamais rompus", a fait valoir un diplomate américain auprès de journalistes voyageant avec John Kerry. "Il ne s'agit donc pas dans ce voyage de faire amende honorable. Il s'agit de renforcer et d'approfondir la relation que nous avons avec le Kenya et pour préparer aussi le voyage du président Obama qui aura lieu fin juillet", a défendu le responsable du département d'Etat.

M. Kerry qui venait du Sri Lanka doit passer rester jusqu'à mardi au Kenya et rencontrer notamment le président Kenyatta. Outre les liens économiques, les deux gouvernements doivent parler de la lutte contre les insurgés islamistes shebab somaliens. "Nous estimons que les Kényans font de leur mieux; combattre le terrorisme est difficile et en particulier dans la région. Le Kenya a été victime de multiples attaques et celle de Garissa a montré la portée de l'impact des shebab sur des civils innocents", a expliqué le diplomate américain. "Nous regardons comment nous pouvons apporter un soutien supplémentaire aux efforts du Kenya pour combattre les shebab", a-t-il indiqué.

Cent quarante-huit personnes, dont 142 étudiants, ont été tuées début avril dans l'attaque de l'université de Garissa, dans le nord-est du Kenya, une opération commando revendiquée par les islamistes somaliens affiliés à el-Qaëda. La presse kényane a accusé les autorités de n'avoir pas su empêcher le massacre en dépit de renseignements faisant état d'une menace d'attaque imminente, et d'avoir mal protégé le site. Le ministère kényan de l'Intérieur a reconnu par la suite que des mises en garde avaient été ignorées. Neuf responsables des services de sécurité de Garissa ont été suspendus et pourraient être inculpés de négligence criminelle.

En dépit de l'abandon des poursuites de la CPI contre le président kényan, John Kerry devrait également aborder la question des droits de l'homme avec ses interlocuteurs. "Nous continuons de soulever nos préoccupation en matière de droits de l'homme et de démocratie", a assuré le responsable du département d'Etat.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry était attendu dimanche à Nairobi, à quelques mois de la venue au Kenya du président Barack Obama, afin de relancer les relations entre les deux pays notamment en matière de lutte antiterroriste.
Ces voyages des plus hauts responsables américains -- le dernier remonte à celui de la secrétaire d'Etat de l'époque Hillary Clinton en août 2012 -- furent longtemps impensables en raison de l'inculpation qui visait le président kényan Uhuru Kenyatta devant la Cour pénale internationale.
Ces poursuites pour crimes contre l'humanité pour le rôle présumé du dirigeant dans les violences postélectorales qui ont déchiré le Kenya fin 2007 et début 2008 ont finalement été abandonnées en décembre dernier par la procureure de la CPI, faute de preuves.
"Nous avons une longue relation...