Le bloc parlementaire du Futur s’est réuni hier sous la présidence de M. Fouad Siniora. Photo Ani
Réuni hier sous la présidence de Fouad Siniora, le bloc parlementaire du Futur est tombé à bras raccourcis sur le Hezbollah, fustigeant la politique qu'il suit et dans laquelle il entraîne le Liban.
Dans un communiqué, dont lecture a été donnée par Kazem Kheir, député de Minié-Denniyé, le bloc stigmatise les attaques verbales du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, contre l'Arabie saoudite et son intervention au Yémen, les situant dans le cadre des « erreurs fatales qui viennent s'ajouter aux nombreuses fautes accumulées par (Hassan Nasrallah) vis-à-vis des Libanais et des Arabes ». Qualifiant de « honteux » le dernier discours du chef du Hezbollah, le bloc parlementaire considère qu'il soulève de « nombreuses questions quant à la finalité et aux retombées de cette politique irréfléchie, voire destructrice, intrinsèquement liée aux intérêts de l'Iran dont dépend le Hezbollah, sur les intérêts des Libanais dans le monde arabe ».
Le bloc a de nouveau fustigé l'intervention du parti chiite hezbollahi en Syrie et au Yémen, « où le Liban n'a rien à faire ». « Rien ne justifie l'implication du parti de Dieu dans ces pays, à part sa soumission aux instructions des pasdarans », relèvent les députés du Futur qui se disent « inquiets des répercussions négatives » de cette implication sur les Libanais.
Ils reprennent également à leur compte les propos que le chef du bloc avait tenus la veille à Bkerké, lorsqu'il a appelé à l'élection d'un nouveau président « fédérateur, ayant une vision et des qualités professionnelles et de leadership », mais en prenant soin de préciser que M. Siniora n'a pas évoqué le nom d'un candidat déterminé durant son entretien avec le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï.
Les parlementaires approuvent en outre « l'appel de Fouad Siniora à l'établissement de relations amicales et d'égal à égal entre l'Iran et les États arabes, fondées sur le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires internes des uns et des autres ».
Ils se sont félicités de la remise du premier lot d'armes françaises au Liban, grâce au don saoudien de 3 milliards de dollars, saluant une initiative « importante au niveau de l'édification de l'État et du rééquipement des forces légales qui joueront ainsi un rôle fondamental dans la protection des frontières libanaises et de la sécurité intérieure et, de manière plus générale, dans la protection du Liban contre le terrorisme ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine