Le chef du bloc parlementaire du Courant du Futur, Fouad Siniora a expliqué lundi que "le problème du vide présidentiel n'était pas limité à la seule préoccupation des chrétiens". L'ancien Premier ministre a tenu ces propos au sortir d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara Raï, à Bkerké.
"Les accords de Taëf ont gravé dans le marbre le principe de la coexistence. Le Liban est le seul pays de la région à pouvoir mettre à sa tête un chef de l’État chrétien", a affirmé M. Siniora.
Accompagné du député du Liban-nord Hadi Hobeiche, l'ancien Premier ministre a ajouté qu'"une certaine partie a kidnappé l'échéance présidentielle en refusant de se rendre au Parlement", en allusion au 8 Mars. Il a ajouté que "le futur président devra pouvoir rassembler l'ensemble des Libanais". "Aucune partie libanaise, alliée à une partie étrangère, n'a le droit de prendre en otage l'élection présidentielle", a-t-il affirmé.
La présidence est vacante depuis le 25 mai, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Le président de la Chambre Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière en avril de l'année dernière. Celle-ci n'avait pas débouché sur l'élection d'un nouveau chef de l'État, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum. La prochaine séance a été fixée au 22 avril.
Par ailleurs, soulignant que le pays "faisait face à de nombreux défis", Fouad Siniora a affirmé qu'il fallait défendre le principe de modération au Liban et dans la région". Dans cette optique, il a indiqué qu'il n'est pas "en guerre contre l'Iran mais qu'il refusait que le pays étende son hégémonie à la région".
"Les accords de Taëf ont gravé dans le marbre le principe de la coexistence. Le Liban est le seul pays de la région à pouvoir mettre à sa tête un chef de l’État chrétien", a affirmé M. Siniora.
Accompagné du député du Liban-nord Hadi Hobeiche, l'ancien Premier ministre a ajouté qu'"une certaine partie a kidnappé l'échéance présidentielle en refusant de se rendre au Parlement", en allusion au 8 Mars. Il a ajouté que "le futur président devra pouvoir rassembler l'ensemble des Libanais". "Aucune partie...

