Peu de voix s’élevaient hier pour défendre le géant suédois. « Il s’est excusé, il a précisé le fond de sa pensée. Passons à autre chose », a bien essayé l’ancien champion du monde français Bixente Lizarazu, insistant sur le fait que les propos du Suédois n’avaient pas été tenus « en conférence de presse ». Cela suffira-t-il à lui éviter une lourde sanction qui viendrait ternir un peu plus sa saison ? Nicolas Tucat/AFP
La commission de discipline de la Ligue française de football professionnel (LFP) étudiera jeudi le cas de l'attaquant du Paris SG Zlatan Ibrahimovic, qui a tenu dimanche des propos sur l'arbitrage et la France – « pays de merde », entre autres – qui font polémique.
« Suite à l'envoi du rapport des officiels, la commission de discipline de la LFP étudiera lors de sa séance du jeudi 19 mars les propos tenus par Zlatan Ibrahimovic », a annoncé hier la Ligue dans un communiqué.
« En 15 ans, je n'ai jamais vu un tel arbitre. Dans ce pays de merde. Ce pays ne mérite pas le PSG », avait lâché l'attaquant du Paris SG dimanche à Bordeaux après la défaite de son équipe (3-2), avant de s'excuser peu après.
« Ibra » risque, entre autres, une suspension alors que se profile un choc très attendu du championnat de France : le clásico français Marseille-Paris SG le dimanche 5 avril.
« Zlatan » est un habitué des commissions de discipline de la LFP, ce qui ne plaide pas en sa faveur. Mi-février, il avait écopé de deux matches de suspension ferme (plus un avec sursis) et avait manqué la double confrontation face à Monaco début mars, en championnat puis en Coupe de France.
Le Safe, syndicat des arbitres de football d'élite, s'est dit lundi indigné par le dérapage d'Ibrahimovic, soulignant qu'il y avait « des limites à ne pas et ne plus franchir ».
Mégalomane jusqu'au bout des ongles
Le dérapage de ce week-end s'inscrit dans une longue liste de déclarations tapageuses, à tendance mégalomaniaque, qui ont fait la légende du joueur le mieux rémunéré de Ligue 1 (près de 14 millions d'euros annuels) depuis son arrivée en 2012 à Paris.
Lors de sa première conférence de presse juste après la signature de son contrat, il avait affirmé en forme de défi : « Je ne connais pas la Ligue 1, mais la Ligue 1 me connaît. »
En mars 2013, après une victoire face à Nancy accueillie par les sifflets du Parc des Princes, il avait eu des mots durs à l'encontre du public de la capitale : « Ils en demandent beaucoup. C'est étrange au regard de ce qu'ils avaient par le passé. Parce que, avant, ils n'avaient rien. »
En décembre 2014, il s'était senti vexé de ne pas être désigné meilleur sportif de l'histoire en Suède à la place de l'ancien joueur de tennis Bjorn Borg. « Deuxième, c'est comme être dernier. Sans manquer de respect aux autres, je devrais occuper à moi seul les cinq premières places de ce classement », avait-il regretté.


IL N'Y A QU'À L'ENVOYER D'Où IL EST VENU ! SIMPLE...
16 h 02, le 17 mars 2015