Arrêt aux stands... Le pilote britannique Lewis Hamilton, champion du monde en titre, attend le changement des pneus de sa Mercedes-AMG lors des essais libres, deux jours avant le premier Grand Prix de la saison à Melbourne. William West/AFP
L'écurie Mercedes-AMG, championne du monde en titre, et la petite équipe Sauber, en grande difficulté l'an dernier, ont été les vedettes, l'une heureuse, l'autre malheureuse, de la rentrée des classes en formule 1, hier à Melbourne.
Côté sportif d'abord, ce prologue du Grand Prix d'Australie a tourné, comme prévu, à l'avantage des Flèches d'argent. C'est Nico Rosberg, le vice-champion du monde, qui a affiché ses prétentions en signant les meilleurs temps des deux séances d'essais libres, sur le circuit de l'Albert Park. Rosberg a d'abord bouclé 19 tours en pneus médiums lors de la 1re séance, puis 29 tours lors de la seconde, terminant la journée avec un meilleur chrono de 1'27''697/1 000es, en pneus tendres. Soit un dixième de seconde de mieux, tout rond, que son coéquipier britannique Lewis Hamilton, double champion du monde depuis son sacre de fin novembre à Abou Dhabi.
« C'était génial d'être de retour dans la voiture sur cette piste fantastique. On a encore eu la preuve aujourd'hui que notre Flèche d'argent était toujours aussi rapide. J'ai encore l'impression que ça va être très serré entre Lewis et moi, et tant mieux. C'est un grand pilote, donc je n'ai pas le droit de me rater dans mes réglages », a résumé Rosberg à la fin de cette journée réussie.
Les deux pilotes Mercedes-AMG ont été au-dessus du lot, mais l'écart avec les deux pilotes Ferrari, Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen, n'était pas effrayant : six dixièmes seulement en 2e séance. C'était la bonne nouvelle du jour pour les nombreux fans australiens de la marque italienne, vêtus de rouge des pieds à la tête quand ils prennent le tramway pour descendre au circuit, le matin, dans le centre de Melbourne. Les voitures rouges ont devancé la Williams-Mercedes du Finlandais Valtteri Bottas, 4e du championnat 2014, ce qui montre bien sur quelles bases va débuter cette saison 2015.
Sauber sur la piste, Manor Marussia au stand
« Nous avons terminé 4es du championnat constructeurs en 2014, donc on va commencer par se bagarrer avec Williams, qui a fini 3e, puis Red Bull, qui a terminé 2e. Après, on verra si on peut aller chercher les Mercedes, mais chaque chose en son temps », a réagi le nouveau patron de la Scuderia, Maurizio Arrivabene.
La déception relative, pour les spectateurs australiens, est venue de la Red Bull du héros local, Daniel Ricciardo : 10e chrono en 1re séance, puis changement du moteur Renault, ce qui l'a privé de 2e séance. Cette année, les pilotes n'ont droit qu'à quatre moteurs pour la saison, au lieu de cinq l'an dernier. Comme on pouvait s'y attendre, car elles ont peu roulé cet hiver, les McLaren-Honda sont loin, à cinq secondes des Flèches d'argent : Jenson Button a réussi le 14e chrono, devant Kevin Magnussen, qui remplace Fernando Alonso suite à l'accident de l'Espagnol aux essais de Barcelone.
Les deux Sauber n'ont pas roulé lors de la 1re séance et sont sorties de leur stand dès le début de la seconde, avec au volant leurs deux pilotes titulaires : le Suédois Marcus Ericsson (ex-Caterham) et le débutant brésilien Felipe Nasr. Un signe d'apaisement dans l'affaire judiciaire initiée en début de semaine par le pilote de réserve de l'an dernier, Giedo Van der Garde, qui réclame un volant de titulaire. Les débats continueront ce matin à la Cour suprême de l'État de Victoria.
Pendant ce temps-là, l'équipe des « miraculés », à savoir Manor Marussia, confinée dans son stand depuis son arrivée, tentera peut-être une brève sortie, après plusieurs heures passées à vérifier des procédures compliquées et des composants électroniques. La nouvelle monoplace est une hybride 2014/2015, avec un moteur Ferrari 2014. Elle n'a pas encore bouclé le moindre tour de circuit cet hiver.
(Source : AFP)


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