Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a demandé au parquet de cassation d'engager des poursuites contre l'entreprise importatrice de médicaments Mectapharm, qui est notamment représentante de la compagnie américaine Pfizer au Liban, pour « négligence impliquant une escroquerie et des gains illicites ».
Selon un communiqué du bureau du ministre, ce dernier explique que le prix du médicament Aricept (produit par Pfizer) dosé à 10 mg a baissé sur le marché mondial de 59,4 % et celui dosé à 5 mg de 70,53 %, mais Mectapharm n'a pas prévenu le ministère de ces baisses d'une façon conforme à la loi en vigueur.
De leur côté, les sociétés Pfizer et Mectapharm ont publié un communiqué conjoint dans lequel elles « assurent qu'elles ont toujours veillé à fournir aux malades des médicaments qui respectent les normes internationales ». « En réponse à l'information de presse selon laquelle le ministère de la Santé publique a transmis le dossier du médicament Aricept au parquet, il nous importe d'affirmer notre respect total des lois en vigueur et des règlements relatifs à la tarification des médicaments au Liban », peut-on lire dans le communiqué. « Au cours des mois passés, les deux sociétés ont présenté les documents nécessaires au ministère de la Santé pour réduire les prix d'un grand nombre de médicaments inscrits auprès du ministère. Elles sont disposées à donner tous les éclaircissements et à fournir tous les documents nécessaires aux autorités compétentes », souligne le communiqué des deux entreprises pharmaceutiques.
Un responsable de Mectapharm a affirmé à L'Orient-Le Jour que les documents avaient été remis au ministère « conformément aux délais en vigueur ».
Liban
Bou Faour assigne un importateur de médicaments en justice
OLJ / le 13 mars 2015 à 01h05


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Bien travaillé, wou roûh yâ boû féééöûûûr !
10 h 04, le 13 mars 2015