L'ancien Premier ministre libanais Sélim Hoss a lancé un appel afin de préserver le Liban qui passe par une vacance de la présidence depuis le 25 mai 2014, et se débat face à une crise gouvernementale qui s'installe.
"Préservons notre héritage culturel et surmontons nos intérêts étroits (...) car le Liban est sérieusement menacé", a appelé M. Hoss lors d'une conférence de presse. A l'ombre de la vacance de la présidence, toutes les décisions au sein du gouvernement sont adoptées à l'unanimité, occasionnant de nombreux blocages. Le Premier ministre Tammam Salam a en conséquence appelé à maintes reprises à réviser ce mécanisme de travail, en adoptant la majorité des voix pour certaines décisions. Toutefois, plusieurs parties s'y opposent, considérant qu'une telle révision pourrait normaliser l'absence d'un chef de l'État.
"Nous comprenons les motifs et les bonnes intentions de M. Salam, par souci de préservation de la nation, à l'ombre de la vacance de la présidence. Malheureusement, certains en ont profité pour bloquer le travail social et économique du gouvernement, a déploré l'ancien Premier ministre. Certains estiment que la vacance joue en leur faveur. Mais qu'ils se rappellent que l'attachement à la Constitution et le fonctionnement des institutions profitent à la jeunesse et aux organismes économiques et sociaux".
Pour M. Hoss, "l'article 65 de la Constitution est clair pour ce qui est du mécanisme de travail du gouvernement. Il faut appliquer la Constitution, sans la détourner à des fins personnelles". L'ancien Premier ministre a ainsi déploré le fait que "la vie politique libanaise connaît une paralysie sans précédent".
M. Hoss a également réitéré son soutien aux accords de Taëf de 1989 qui ont mis fin à la guerre du Liban, déclenchée en 1975. Il a enfin appelé à "l'élection d'un président consensuel, estimant que celle-ci renforce le Liban et sa société face aux crises régionales qui secouent la nation arabe". Il a finalement conclut sa conférence par un cri de détresse : "Préservons le Liban !".
"Préservons notre héritage culturel et surmontons nos intérêts étroits (...) car le Liban est sérieusement menacé", a appelé M. Hoss lors d'une conférence de presse. A l'ombre de la vacance de la présidence, toutes les décisions au sein du gouvernement sont adoptées à l'unanimité, occasionnant de nombreux blocages. Le Premier ministre Tammam Salam a en conséquence appelé à maintes reprises à réviser ce mécanisme de travail, en adoptant la majorité des voix pour certaines décisions. Toutefois, plusieurs parties s'y opposent, considérant qu'une telle révision pourrait normaliser l'absence d'un...


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