L’ambassadeur de France, hier, en compagnie du commandant en chef de l’armée. Photo Ani
La Jordanie a livré au Liban des équipements militaires pour l'aider à combattre les jihadistes venant de la Syrie voisine, a annoncé mardi l'état-major jordanien. « Les forces armées jordaniennes ont livré lundi des équipements militaires au Liban pour renforcer ses capacités à faire face aux défis que traverse la région », a affirmé l'armée jordanienne dans un communiqué sur son site Internet. Des transports de troupes et de chars ont été livrés lundi à Beyrouth, précise le communiqué.
Parallèlement, le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, a évoqué avec l'ambassadeur de France, Patrice Paoli, la question de la fourniture d'armes à la troupe dans le cadre du don saoudien.
Ces derniers mois, l'armée libanaise s'est retrouvée plusieurs fois aux prises avec des jihadistes venus de Syrie. Hier, la troupe a ciblé des groupes armés qui se déplaçaient dans le jurd de Ras Baalbeck. Les affrontements les plus meurtriers ont cependant eu lieu en août dernier dans la ville frontalière de Ersal.
Les jihadistes se sont retirés de cette ville à la suite d'un accord conclu avec des religieux sunnites, mais ils ont gardé avec eux en otages des soldats et des policiers. Ils en ont assassiné quatre et les efforts pour libérer les 25 autres sont pour le moment restés vains.
Un vent d'optimisme
À ce propos le porte-parole des familles d'otages Hussein Youssef a exprimé une nouvelle fois son optimisme quant à un prochain règlement du dossier des militaires kidnappés, faisant part de sa satisfaction après la rencontre avec l'ancien chef de gouvernement, Saad Hariri. Ce dernier, a-t-il dit, « suit notre cause de manière extrêmement sérieuse ». Et d'ajouter : « D'après les données qui nous parviennent, nous constatons que la situation est positive, et semble se diriger vers une solution. »
Dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya, M. Youssef a fait état de l'optimisme du cheikh Moustapha Hojeiri, le prédicateur islamiste de Ersal chargé d'effectuer les négociations avec le Front al-Nosra.
Interrogé sur la question de savoir si les pourparlers avec l'État islamique sont par ailleurs bloqués, M. Youssef a répondu par la négative, soulignant toutefois que les négociations avec ce groupe ne sont pas simples. « Mais les contacts se poursuivent pour résoudre les complications », a-t-il dit.
Selon lui, « l'orientation actuelle (des négociations) consisterait en un échange entre les otages et des prisonniers de Roumieh, en plus de certains détenus dans les geôles syriennes et du paiement d'une somme d'argent ».
M. Youssef a enfin relevé les multiples déplacements effectués par le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, notamment en Turquie et au Qatar, affirmant qu'il se rendra prochainement de nouveau à Istanbul.
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03 h 05, le 25 février 2015