Le jeune député prononçant son discours avec, en arrière-plan, une photo de Bachir et d’Amine Gemayel (à droite) et son portrait (à gauche), comme un écho du legs qu’il continue de véhiculer.
« Les chrétiens se sont désistés de leur rôle », a déclaré Nadim Gemayel devant une foule de partisans des Kataëb et des Forces libanaises au complexe municipal de Chiyah.
Le député Nadim Gemayel a été reçu hier en grande pompe à Chiyah et Aïn el-Remmaneh, où il a effectué une tournée à l'invitation du président du conseil municipal de Chiyah, Edmond Gharios, et du chef de la branche des Kataëb à Chiyah. Des foules ont afflué de Chiyah, de Furn el-Chebbak, de Hadeth et de Hazmiyeh, ainsi que de contrées du Metn-Sud.
Après un premier arrêt au domicile d'Edmond Gharios, où il a été accueilli par des responsables municipaux et des moukhtars, Nadim Gemayel a déposé une couronne de fleurs devant la statue commémorative des martyrs des Kataëb, au boulevard Camille Chamoun, avant d'effectuer une tournée d'inspection des différents projets de développement à Chiyah et dans le quartier de Aïn el-Remmaneh.
Le jeune député s'est ensuite rendu au siège des Kataëb, où un accueil enthousiaste lui a été réservé par le chef de la branche, Nabil Boutros, et le membre du bureau politique du parti, Naji Boutros, auxquels s'est joint un grand nombre de partisans de la région.
Après une autre visite au siège des Forces libanaises, où l'attendaient des partisans FL, des amis et des sympathisants, Nadim Gemayel s'est rendu, avec cette foule enthousiaste, au complexe municipal, où plusieurs discours devaient être prononcés, en présence de l'ancien député Salah Honein, des présidents des conseils municipaux de Chiyah, de Furn el-Chebbak, de Hazmieh et de Kfarchima, du président de la Fédération des municipalités du Haut-Metn, des membres du bureau politique des Kataëb, et d'une délégation des Forces libanaises à Baabda, présidée par Nadi Ghosn, Suheil Tohmé, représentant le Parti national libéral, ainsi que des membres du clergé et des habitants et notables de Chiyah et de ses environs.
Après l'hymne national et l'hymne des Kataëb, Naji Boutros est revenu sur les différentes étapes du combat de Bachir Gemayel. « Cette région a aimé Bachir, avec lequel elle a mené le même combat pour la dignité et l'indépendance. Nous ne pouvons dissocier Aïn el-Remmaneh du combat du leader Bachir Gemayel », a-t-il déclaré, avant d'appeler le fils du président assassiné, Nadim Gemayel, à « poursuivre la marche ».
De son côté, l'avocat Nadi Ghosn a appelé à « une résistance civile pour amorcer le passage à l'État, en dépit des entraves ». Il a souhaité que le député Gemayel entame prochainement une nouvelle tournée similaire, puisque « la fatigue et la sueur du président Bachir sont mêlées à la sueur des jeunes de cette région ».
Edmond Gharios n'a pas manqué de souligner, pour sa part, qu'une « vive colère s'est emparée du Liban avec la perte de Bachir ». Il a ainsi souhaité que « la nouvelle génération porte le même rêve pour l'édification d'un État juste ». « Cette terre des 400 martyrs porte un legs que nous perpétuons », a-t-il déclaré, faisant état de plusieurs projets de développement dont l'objectif est « d'aider les fils de ces quartiers à résister, en restant attachés à leurs terres ».
« Chiyah n'était pas une ligne de démarcation »...
Prenant la parole à son tour, Nadim Gemayel a salué « le triangle de la résistance, la légende de Hadeth à Chiyah en passant par Furn el-Chebbak, ce triangle qui a recelé la force effective de la résistance libanaise ». « Cela fait 30 ans que j'entends parler de Aïn el-Remmaneh et ce triangle de la résistance, trente ans que j'entends parler de nos martyrs et de leurs sacrifices. Si le Liban d'aujourd'hui est le Liban des 10 452 km2, c'est certainement grâce à Aïn el-Remmaneh. Quarante ans après le 13 avril 1975, l'on peut dire que le combat de Aïn el-Remmaneh n'était pas seulement pour les chrétiens, mais pour tout le Liban et pour chaque Libanais qui croit dans la souveraineté et la liberté du pays », a-t-il asséné.
Et Nadim Gemayel de poursuivre sur sa lancée : « Chiyah n'était pas une ligne de démarcation entre Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest, mais une ligne de partage entre la liberté et l'oppression, entre la souveraineté et l'occupation. » S'il a déclaré s'être rendu hier « à la forteresse de la résistance libanaise pour en saluer les martyrs », le député d'Achrafieh s'est demandé « à quel point le Liban d'aujourd'hui ressemble-t-il aux sacrifices de Chiyah et de Aïn el-Remmaneh ? » À cela, une seule réponse : « Nous avons failli à notre devoir, envers nous-mêmes, envers nos martyrs et envers le Liban. » C'est pourquoi aujourd'hui « la responsabilité des chrétiens est double », a-t-il souligné, dénonçant l'attitude de « chrétiens qui se sont désistés de leur rôle national, leur seul souci étant désormais centré sur leurs intérêts propres, le fromagisme et la lutte pour le pouvoir ». « Mon message aux chrétiens aujourd'hui est celui du dépassement des petits intérêts, en vue d'une unification autour des grands principes, pour lesquels nous nous sommes battus et qui définissent notre existence et celle du pays », a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Digne fils de son Père!!! On continue!!!
12 h 49, le 09 février 2015