Un incendie a éclaté vendredi soir dans la réserve de Ammiq, Békaa-Ouest, ravageant de nouveaux précieux hectares de cet espace qui constitue l'une des dernières zones humides bien conservées du Liban. Il s'agit du deuxième incendie qui frappe la propriété en une semaine, le premier ayant eu lieu le samedi 1er février. La totalité de la superficie détruite est d'une centaine d'hectares, nous apprend Michel Skaff, l'un des copropriétaires de ces terrains protégés.
M. Skaff avait déclaré à L'Orient-Le Jour, dès le week-end dernier, que les incendies « sont de toute évidence criminels », affirmant soupçonner des chasseurs et/ou des bergers de vouloir brûler les roseaux en vue de déboiser le terrain pour mieux pratiquer leurs activités illégales. Les événements semblent lui donner raison, puisque trois hommes ont été arrêtés suite à l'incendie de vendredi. « Ces trois hommes sont des habitants de villages environnants, explique Michel Skaff. Ils ont eu une panne de voiture alors qu'ils tentaient de quitter les environs de la réserve. L'armée et les forces de l'ordre ont ainsi pu les arrêter en flagrant délit. Ce sont des chasseurs bien connus. Cela prouve que notre soupçon concernant les pyromanes était fondé. »
Ammiq est une zone de conservation privée dans un domaine appartenant à la famille Skaff, de près de 240 hectares. Le site est aussi un important corridor de migration pour nombre d'espèces d'oiseaux migrateurs, comprenant des roseaux, de l'eau et une myriade d'espèces rares. Il ne jouit pas d'une protection officielle mais est doté de pancartes signalant l'interdiction de chasse et de pâturage.


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