X

Culture

« Safar », des mélodies qui voyagent

Musique

Lancé par la plateforme musicale d'Élias Maroun, « Beirut Open Stage », leur album « 23 Kilograms » est depuis Noël dans les bacs. Mayssa Jallad et Élie Abdelnour sont « Safar ».

05/02/2015

Qui sont-ils ?
Ils s'appellent Mayssa Jallad et Élie Abdelnour. Ils sont respectivement étudiant en médecine et architecte, mais la nuit ils «fabriquent» à eux deux de la musique. Elle chante et lui joue de la guitare. Ils sont plus connus sous le nom de «Safar». Pourquoi ce nom? «Par hasard, dit Mayssa, nous sommes tombés sur un écriteau alors que nous tournions un clip. » Mais depuis, ce nom évoque le voyage, les voyages à travers les harmonies et les paroles de ces jeunes talents émergents. «Des mots et des paroles qui parlent d'amour, d'exil, de contradictions et de rêves qui façonnent notre
quotidien.»

Comment leur aventure a-t-elle débuté ?
D'abord voisins, ils se sont retrouvés pour former une bande en gagnant la compétition «Beirut Open Stage» en février 2013 et en interprétant des chansons revisitées. Grâce à BOS, ils enregistreront et réaliseront leur première vidéo, Sheets, en 2013. Et, grâce également à cette plateforme qui a réuni de nombreux jeunes talents, ils ont pu ainsi balader leurs chansons aux différents coins de la capitale, notamment au Music Hall en mars et septembre 2014 et à la fête de la Musique quelques semaines auparavant. « Nous avons essayé de mélanger nos harmonies en anglais et en arabe (dans le dernier BOS baptisé Bil 3arabi); nous avons par la suite collaboré entre autres avec Zeid Hamdan (novembre 2014), Fareeq el-Atrash (août 2014) ainsi qu'avec Adonis, Postcards et Loopstache.»

Leurs travaux
Les deux jeunes gens ont travaillé dur, depuis novembre 2014 avec Tunefork Studios pour enregistrer leur premier album intitulé 23 kilograms sorti le 27 décembre à Mansion (Zokak el-Blatt). Avec Fadi Tabbal, ils ont concocté ce «EP» comprenant quatre titres: Overlove, 23 Kilograms, Olive Oil Soul et Between the Trees.

Quelles sont leurs influences et comment travaillent-ils?
«Nous conjuguons nos influences.» Mayssa a un penchant pour les chansons de Nora Jones alors qu'Élie préfère Michael Jackson. De là naît une musique groovy, jazzy et pop. «J'écris toujours des poèmes et lui fait la musique. Parfois, Élie me dit "chante-moi les paroles" et il ajoute sa propre musique. Nous avons une collaboration totale et très flexible.»

Que représente cet album pour vous ?
C'est comme un échantillon, un avant-goût réalisé dans le studio de Fadi Tabbal, ce producteur sensible qui a su garder l'identité de «Safar». C'est aussi une amorce pour des projets futurs. «Le 7 février nous serons au Grand Factory pour la nouvelle cuvée de BOS, mais cette fois en tant qu'invités d'honneur. Et plus tard nous allons en tournée. Par ailleurs, nous tâtons le terrain pour enregistrer quelques titres en arabe.»
L'aventure donc ne s'arrête pas là avec Safar. Les jeunes gens n'ont pas encore déballé toutes leurs malles.

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué