Le Congrès permanent du dialogue libanais, plateforme civile née en 1992 afin de restaurer les liens intercommunautaires et interlibanais, sera relancé, dans les prochaines semaines, sous une nouvelle appellation : le Congrès permanent de la paix au Liban. Ses membres fondateurs ont tenu samedi dernier une réunion préparatoire, à l'issue de laquelle un premier communiqué a été publié hier. Il explique les points essentiels de sa nouvelle action.
« Face aux retombées de la violence qui prévaut dans notre région arabe et ses effrayantes répercussions au Liban ; à l'ombre d'un État incapable d'exercer ses prérogatives constitutionnelles, qui sont sa raison d'être ; en l'absence d'un filet de sécurité national, due à l'orientation de toutes les forces politiques vers des agendas privés, cloisonnés dans des carrés communautaires qui se font mutuellement de l'ombre », le Congrès permanent du dialogue libanais a décidé de relancer son travail « pour un cadre national fédérateur, qui transcende les appartenances communautaires, régionales et partisanes », explique le communiqué.
« Plusieurs cofondateurs du congrès ont ainsi pris l'initiative, au cours des derniers mois, d'effectuer une série de contacts, d'échanges et de révisions méticuleuses », poursuit le texte, avant d'annoncer dans ce contexte « la réunion élargie (de samedi dernier), ayant regroupé une soixantaine de personnalités et de leaders d'opinions, soucieux de définir le sens du Liban et de penser les moyens de renforcer la convivialité libanaise ».
« Les personnalités réunies ont ainsi examiné l'état des lieux du pays, afin de situer la citoyenneté libanaise par rapport aux défis cruciaux », explique le communiqué.
L'élaboration d'une feuille de route pour la paix durable a nécessité une évaluation préalable du travail accompli par le Congrès permanent du dialogue libanais.
« Les personnes réunies ont résumé les points positifs de l'action du congrès, à différentes étapes :
– immédiatement après la fin de la guerre civile, le congrès a œuvré pour rétablir les liens entre Libanais et fonder une culture de dialogue et de vivre ensemble ;
– à l'époque de la lutte nationale pour l'indépendance contre la tutelle, le congrès a contribué efficacement, à travers plusieurs initiatives, à former une opposition nationale commune, chrétienne et musulmane, ayant préludé au soulèvement de l'indépendance (révolution du Cèdre) ;
– au lendemain de ce soulèvement, le congrès a défendu, avec beaucoup de détachement, la primauté de l'intérêt national fédérateur sur des intérêts sectaires et privés », selon le communiqué.
« C'est ainsi que la décision a été prise de relancer le travail du Congrès permanent pour le dialogue, en en maintenant les principes et la méthode, mais sous un nouveau nom, celui du Congrès permanent pour la paix au Liban. Ce changement d'appellation, et les nouvelles missions qu'elle induit, est dicté par la période actuelle où le Liban est menacé d'une nouvelle guerre civile, similaire aux guerres qui secouent la région.
Les personnalités réunies ont convenu enfin de former un comité de suivi et de coordination, chargé de préparer la première conférence générale pour la paix, qui doit produire une première feuille de route, dont la mise en œuvre nécessite des actions de coordination et de solidarité », conclut le communiqué.
Liban
Le Congrès permanent du dialogue libanais devient le Congrès pour la paix
OLJ / le 03 février 2015 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine