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Liban

Ouverture du colloque « Rôle et mission d’une université jésuite au M-O »

À l'occasion des 140 ans de l'USJ, un colloque international de deux jours se tient depuis hier à l'amphithéâtre Aboukhater, sur le thème « Une université jésuite au Moyen-Orient : quel rôle, quelle mission ? ».
En ouverture de cet événement qui réunit non moins de six recteurs et présidents d'universités au Liban et à l'étranger (France, Belgique, États-Unis, Inde), sans compter la présence d'experts comme Joseph Maïla, Ziyad Baroud, Henri Awit et Fadia Kiwan, le recteur de l'Université Saint-Joseph, le Pr Salim Daccache, a prononcé un mot de bienvenue, dans lequel il s'est interrogé sur la finalité même du colloque.
« Il est vrai que célébrer ce genre d'anniversaire peut comporter des risques de triomphalisme, a-t-il dit, mais ces moments sont nécessaires dans la vie des institutions pour mieux évaluer et mesurer les adéquations entre les intentions et les réalisations, entre le dit et le faire et pour mieux renforcer leur mission. »
« Œuvre commune des jésuites et des Français de Paris puis de Lyon au dernier quart du XIXe siècle, l'USJ a su intégrer dans son être les valeurs de la francophonie et de la culture française, vivre et rayonner leurs meilleurs éléments, a ajouté le recteur Daccache. Aujourd'hui, 140 ans après, l'histoire du Liban elle-même peut témoigner du fait que nous l'avons toujours écoutée et que nous avons agi selon ses ambitions et c'est pourquoi elle nous a écoutés. Aujourd'hui pour être témoins de cette histoire avec toutes turbulences, nous avons à continuer à écouter notre histoire et agir pour la consolider. »
« Même si ce n'est pas notre mission première, la responsabilité intellectuelle et académique exige de nous d'être des acteurs de transformation sociale et de réflexion politique (...) surtout en ces moments de dégradation, de déchaînement des violences et de décadence des valeurs et de la dignité de l'homme », a enchaîné le recteur Daccache.

Un retour sur soi
« Le Comité de pilotage (...) a voulu en premier lieu que ce colloque soit un moment de réflexion et de retour sur soi sur la mission et le rôle de notre institution jésuite et francophone universitaire au Liban et au Moyen-Orient ; en deuxième lieu, il a souligné que ce colloque devra être un événement où nous pouvons interroger notre identité chrétienne et jésuite ainsi que notre tradition pédagogique en connaissant mieux et davantage les expériences des autres universités jésuites dans le monde ; en troisième lieu, il veut interroger la longue tradition linguistique et culturelle francophone que nous avons choisie, facteur de notre identité ainsi que l'appartenance à notre monde arabe ; de même et en quatrième lieu, nous examinerons au cours de ce colloque la mission d'éducation à la citoyenneté de notre université et examiner l'adéquation entre le discours et la réalité. »
« Nous espérons (...) que chaque étudiant actuel et ancien de cette université pourra se dire non seulement qu'il a bien terminé ses études, mais qu'il se sent fier d'être de l'USJ non seulement par les souvenirs et la nostalgie mais encore par une participation active à la mission actuelle et future de l'université, a conclu le recteur. (...) Toutefois, je dirai que pour les éducateurs que nous sommes, leur consolation est également dans la bonne tenue et la bonne santé de l'institution où ils donnent un sens à leur vie. (...) Il est vrai que l'université est un lieu de passage comme a dit un académicien, mais nous voulons qu'en y passant, on porte en soi dans le présent l'héritage du passé ainsi que les promesses de l'avenir, son propre avenir. »

À l'occasion des 140 ans de l'USJ, un colloque international de deux jours se tient depuis hier à l'amphithéâtre Aboukhater, sur le thème « Une université jésuite au Moyen-Orient : quel rôle, quelle mission ? ».En ouverture de cet événement qui réunit non moins de six recteurs et présidents d'universités au Liban et à l'étranger (France, Belgique, États-Unis, Inde), sans compter la présence d'experts comme Joseph Maïla, Ziyad Baroud, Henri Awit et Fadia Kiwan, le recteur de l'Université Saint-Joseph, le Pr Salim Daccache, a prononcé un mot de bienvenue, dans lequel il s'est interrogé sur la finalité même du colloque.« Il est vrai que célébrer ce genre d'anniversaire peut comporter des risques de triomphalisme, a-t-il dit, mais ces moments sont nécessaires dans la vie des institutions pour mieux évaluer...
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